‹ Étude sur les lésions traumatiques du testiculeChapitre 16 sur 33 · OBSERVATION III · texte numérisé non relu

OBSERVATION III

{Cnurcnman, Johns Hopkins Hopp., Bull., 1905)

Observe un cas suivi d’atrophie ; un an après il est conduit à faire la castration en raison des douleurs et de l’apparition d’un volumineux varicocèle. Son observation comporte d’ailleurs une note histologique dans laquelle 1l signale la dégénérescence de certains tubes glandulaires.

Enfin, on sait qu’en Orient l’écrasement du testicule par compression était un des moyens employés pour enlever les facultés viriles aux individus destinés à être les eunuques.

Nous donnons d’autre part les références de cas plus récents.

À côté de ce développement normalement pathologique de l’atrophie, si l’on peut dire, existe une autre catégorie — le traumatisme peut provoquer une torsion du testicule. En voici deux exemples :

OBSERVATION IV (Tasse, Arch. fur Klin. Chir., 1899)

Malade opéré au douzième jour après un traumatisme. À l’intervention on trouve la vaginale épaisse, contenant un liquide gélatineux et sanguinolent. Celle-ci ouverte, il apparaît une tumeur bilobée, rattachée à la paroi du sac vaginal par un pédicule mince, long de deux millimètres et tordu. Le lobe supérieur (épididyme) est violacé, l’inférieur (testicule) est grisâtre. Le pédicule qui fixe les organes à la parot interne du sac vaginal est constitué par le déférent et les vaisseaux spermatiques. Le pédicule est tordu et le testicule a tourné de 3600 de bas en haut et d’arrière en avant, 1l n’y a pas de gubernaculum, et, il y a infarctus hémorragique du testicule.

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