‹ Étude sur les lésions traumatiques du testiculeChapitre 19 sur 33 · OBSERVATION VII · texte numérisé non relu

OBSERVATION VII

\GaALrAVARDIN et Remarru, Lyon Médical, 1910)

Rapportent l'observation d’un malade de dixhuit ans, alors que les fonctions génésiques s’exerçaient normalement, subit un traumatisme violent de la région serotale. Il s’ensuivit une atrophie testiculaire bilatérale, chute des poils, disparition de l’éjaculation, puis de l'érection et de l'appétit sexuel.

À vinot-trois ans, il présentait un aspect infantile, une absence complète du système pileux, une voix d’eunuque, de la blancheur et de la finesse de la peau. La verge était petite et l’atrophie des testicules complète. Donc véritable retour à l’état prépubère. En même temps, on pouvait observer une 1irrascibilité particuhère, et, au bout de quelques mois, survinrent

des crises fréquentes d’épilepsie.

Quelquefois apparaissent avec l’atrophie, des phénomènes douloureux secondaires. On a décrit ces faits Sous le nom de névralgies testiculaires. Peut-être ces douleurs sont-elles liées à des lésions de névrite des nerfs du cordon et du testicule. Elles protèdent par crises d'intensité varaiable ; du moignon atrophié elles ont les irradiations des douleurs génitales. Elles peuvent être spontanées ou réveillées par un contact extérieur. Parfois leur intensité peut obliger à la castration. CurziNG l'avait déjà signalé, et, ce sont ces douleurs qui ont fait opérer SCHWARTZ

(observation Î[).

M be Infection et suppuration

Cette évolution a été signalée et admise presque en même temps que l’atrophie. Elle fut même trop facilement admise car, en serrant de plus près les examens on s’aperçut qu'il s'agissait souvent de tubercules ramollis. Cependant, Moxop et TERRILLON tout en faisant des réserves quant à la fréquence ladmettaient. 4

Considérant même que des lésions importantes devalent en être à la base, ces auteurs en faisaient une évolution possible de leur deuxième degré.

Donner une symptômatologie serait un peu artificiel. 11 serait à noter que les symptômes inflammatoires post-traumatiques du début n’ont pas la ten dance rapide à la résolution comme d’ordinaire. La douleur peut varier et procéder par élancements. La température reste peu élevée. C’est surtout localement qu’on trouve les signes de cette suppuration : le serotum devient plus rouge et surtout apparaît de la fluctuation. Que l’on incise cette collection ou qu’elle se fistulise spontanément, on voit alors s’éliminer avec le pus des fragments blanchâtres dans lesquels le microscope permet de reconnaître des tubes séminifères.

Ainsi peut se produire une élimination complète du testicule dont il ne restera plus qu’un petit moignon atrophié, parfois douloureux. |

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