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La pièce comprend : 19 Un fragment d’aspect un peu ædèmatié dont la face profonde est tomenteuse et sanglante, et dont la partie moyenne montre une infiltration purulente et jaunâtre.
20 Une masse importante formée de trois portions :
a) Le testicule totalement nécrosé :
b) Une masse fibreuse de la région du cordon, et qui, à la partie inférieure, se continue avec :
c) Une couche purulente qui doit être le reste de la paroi d’une cavité dont on voit les éléments à la partie profonde de la peau. -
Il est probable que la nécrose testiculaire est consécutive à des lésions vasculaires, et, qu’à un hématome traumatique ont succédé aussi bien la fibrose cordonale que la suppuration paratesticulaire.
En conclusion, le traumatisme a intéressé autant le cordon et l’épididyme que le testicule et c’est pourquoi on a trouvé cliniquement une réaction aussi intense de l’épididyme et du cordon.
En étudiant les symptômes on est frappé de l’état phleomasique du scrotum dès le quatrième jour après l'accident. À ce moment on ne peut encore parler d'infection puisque la fluctuation n’est survenue que dix jours après. On voit done que le terme d’orchite traumatique au moins eliniquement est légitime.
Il semble que ce blessé ait eu également une rupture de l’urètre, rupture minime peut-être, mais traduite par la miction sanglante et la légère dysurie
passagère. Celle-ci aurait l'intérêt d’une, porte
d'entrée pour expliquer l’infection du foyer contusionnel. À moins qu’on ne puisse invoquer les légères poussées de cystite antérieures.
Aucun examen du pus n’a été fait, et il est de impossible de préciser le germe pathogène en cause. Cependant, la rapidité de la guérison après l’inter-
vention, la résolution complète des lésions de funi-
culite, plaident tellement en faveur d’une infection banale.
Dans le cas présent, il n’y avait pas de torsion lors de l'intervention.
Les lésions du cordon, cette fibrose retrouvée à l'examen anatomo-pathologique, ont peut-être entraîné des lésions testiculaires un peu spéciales ; nécrobiose analogue à celle qu’on retrouve après une torsion testiculaire spontanée. La clinique nous apprend en effet que la suppuration est plus fréquente au cours des torsions du testicule.