‹ Étude sur les lésions traumatiques du testiculeChapitre 26 sur 33 · OBSERVATION XI · texte numérisé non relu

OBSERVATION XI

(due à l’amabilité du DT Trucner Médecin chef. Hôp. Militaire deDijon)

Le 9 juin 1933, un jeune soldat faisant «à terre et à cheval » dans un rond de voltige, se reçut sur son testicule gauche, ce qui occasionna aussitôt une douleur si vive qu'il dut s’aliter.

Immédiatement après l’accident, à l’infirmerie on remarque que le testicule était augmenté de volume. Pas d’ecchymose du scrotum.

Envoyé à l’hôpital le 15 juin, à l'examen on trouve un testicule gauche très augmenté de volume, mais uniformément. Les urines sont normales et claires. La température est à 370-3705. Le toucher rectal ne montre rien d’anormal.

Dans les antécédents personnels, on ne relève qu’une faiblesse de constitution ‘qui a fait ajourner deux fois le sujet. Il est cependant en bonne santé habituelle. Dans sa famille, on apprend que son père a une bronchite chronique, et que sa sœur a un abcès froid costal. Sa mère et deux frères sont en bonne santé.

Le 18 juillet, le malade qui était resté en observauon à l’infirmerie est revu à nouveau à l'hôpital. Cette fois l’examen montre un testicule indemne,

mais par contre un épididyme gros et dur. Le toucher rectal ne montre toujours rien d’anormal.

Le 31 juillet, linduration de l’épididyme paraît entrer en voie de résolution, mais cette amélioration ne persiste pas.

Le 10 août sont pratiqués : un Bordet-Wassermann, une réaction de Hecht, une réaction d’opacification de Wermicke, toutes ces réactions sont négatives.

Les urines ne montrent rien d’anormal dans le culot de centrifugation, et leur ensemencement demeure stérile.

On continue la mise en observation. Le 15 septembre, on constate une amélioration notable, et le 3 octobre, seul pérsiste dans l’épididyme un petit noyau du volume d’un pois.

Revu le 20 octobre, le malade présente un épididyme lécèrement augmenté de volume, ses éléments semblent étalés. Dans sa masse existe un noyau dur, scléreux, fait de deux petites nodosités en chapelet du volume d’un pois.

On note un varicocèle assez volumineux. Par ailleurs : le testicule est normal, il n’y a pas d’épanchement dans la vaginale et la prostate est indemne.

On peut donc conclure à une lésion traumatique de l’épididyme qui s’est terminée par la régression des lésions. Le testicule n’a du être que très modéré-

ment touché.

BarTaezemy et MirAMoOND DE LA ROQUETTE ont

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