CONCLUSIONS
19 Le tableau clinique de telles lésions est très variable, dépendant essentiellement du traumatisme et de son intensité. On peut du reste retenir cette diversité et l’opposer à la constance des symptômes que provoquent les différentes lésions infectieuses du testicule et de ses annexes.
Il faut cependant souligner le contraste réalisé par un gros épididyme et le testicule, parfois peu augmenté de volume, symptômes qui sont inversement proportionnels à la gravité des lésions anatomiques ainsi que le prouve l’évolution.
Enfin, cliniquement, l’aspect peut être nettement inflammatoire et de là vient la source des controverses au sujet de ces lésions et de leur existence même.
Réservant le terme d’orchite aux lésions d’origine infectieuse, 1l est superflu de discuter à ce sujet un problème de pathologie générale, à savoir la possibilité d’inflammations dues à des facteurs chimiques et physiques.
L’expression de testicule contusionné nous semble plus opportune, d’une part elle tranche plus nettement, tuberculose, gonococcie et autres infections, des lésions traumatiques et d’autre part, elle englobe
ÉTOD EE
tout ce qu'un traumatisme peut engendrer dans l'organe et ses annexes.
20 Les lésions anatomiques, qui ont une réelle autonomie, évoluent normalement vers l’atrophie. Celle-ci sera également interstitielle et parenchymateuse, elle est d’ordinaire diffuse, mais parfois peut être localisée, nodulaire.
Plus fréquente relativement pendant l’adolescence, cette atrophie a pu être à l’origine de troubles endocriniens, génitaux et associés.
30 La suppuration est une complication possible de telles lésions traumatiques. Nous l’admettons comme une infection secondaire de quelque origine qu’elle soit. Cependant, cette suppuration peut être facilitée par une nécrobiose, elle-même dépendant de lésions du cordon. Nous trouvons là une analogie avec les suppurations qui viennent compliquer une torsion testiculaire : deux conditions doivent s’y rencontrer, le sphacèle par manque d’irrigation et une infection.
Dans les suppurations post-traumatiques, les infections rapportées sont dues à des microbes banaux. Mais rien ne s'oppose à admettre une infection gonoccoccique ni même à envisager une localisation tubereuleuse chez certains sujets.
49 Qu'un effort puisse engendrer des lésions organiques du testicule semble très suspect. Certains auteurs les ont expliquées par une torsion du cordon spermatique. Cependant il existe quelques observations où 1l ÿ a nettement interdépendance.
50 Pour rendre responsable le traumatisme, on doit toujours pouvoir retrouver :
Un accident initial caractérisé par une douleur violente.
L'absence de symptômes locaux caractérisant une tuberculose ou une gonococcie, et, l’évolution bien spéciale viennent se joindre à la notion de traumatisme et constituer une véritable triade symptômatique du «testicule contusionné ».
Vu : Le Doyen, Vu : Le Président de Thèse, ROUSSY . LENORMANT
Vu et permis d'imprimer :
Le recteur de l’Académie de Paris,
CHARLÉTY