‹ Étude sur les lésions traumatiques du testiculeChapitre 31 sur 33 · DIAGNOSTIC ET EXPOSÉ DU TAUX DE RESPONSABILITÉ · texte numérisé non relu

DIAGNOSTIC ET EXPOSÉ DU TAUX DE RESPONSABILITÉ

En présence d’un malade chez lequel il y a lieu

de croire à une lésion traumatiqué du testicule ou

de ses annexes, ce ne sera donc pas sur la discussion des différents signes physiques qu’on pourra assurer son diagnostic. Suivant l'intensité des lésions et leur siège, nous avons vu possibles : une tuméfaction du testicule souvent bridé du reste par son albuginée ; mais l’épididyme peut présenter aussi une infiltration ; il y a parfois augmentation de volume du cordon et un léger épanchement dans la vaginale.

Tous ces symptômes peuvent être réalisés par des lésions tuberculeuses ou gonococciques. Dans ces cas, 1ls sont beaucoup plus typiques et constants. L’épididyme dans la règle, est seul intéressé. Donc une tuméfaction du testicule coexistante doit permettre de douter d’une infection spontanée.

L'aspect rouge, inflammatoire du scrotum ne peut faire éliminer une contusion au profit d’une orchite infectieuse. Nous l’avons vu dans différentes observations. |

Mais il ne s’agit pas tant d’éliminer ces lésions infectieuses qu'il s’agisse de tuberculose, gonococcie

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ou d’autres plus rares dues au cohbacille ou au staphylocoque.

Il faut surtout établir, prouver l’origine traumatique, et ce point est capital.

Un traumatisme qui intéressera les bourses au point d’y créer des lésions anatomiques doit, nous l'avons vu, être violent. Dans ces conditions, il entraîne nécessairement une série de signes difficiles à simuler.

C’est avant tout la douleur, aigue, accablante, syncopale, elle est forcément très nette dans le souvenir du blessé. Cette douleur a toujours entraîné une cessation du travail.

D'autre part, la région présente une tuméfaction immédiate. La présence d’une ecchymose apporte encore une certitude, mais son absence ne doit nullement infirmer le diagnostic de lésions traumatiques. Une urètrorragie peut survenir, elle prouve qu'il y a eu contusion importante de la région génitale.

L'examen d’un tel blessé relèvera l’absence de lésions urètrales, prostatiques et vésicales.

Enfin, avec cette notion de traumatisme, les signes locaux négatifs, l’évolution Viendra constituer une véritable triade symptômatique.

La résolution rapide et une évolution immédiate vers l’atrophie sont en effet assez spéciales au traumatisme, atrophie qui a d'autant plus de valeur qu'elle atteint le testicule à l'exclusion de Pépididyme. Nous avons vu qu'à la suite de contusion

du testicule peut survenir une suppuration de la

" HESNENTNR, Les PAPE

glande. Cette éventualité, dont la réalité est incontestable ne peut cependant avoir la même valeur pour le diagnostic que l’atrophie du testicule. Pour en aflirmer l’origine, on retrouve au contraire le traumatisme initial avec toute son importance Et dans ce cas, plus encore, il est essentiel de faire préciser l’intégrité antérieure du scrotum.

Cette discussion d’origine est très importante, car elle sort du cadre de la spéculation pure et permet à ces blessés d’invoquer le recours à la loi sur les accidents du travail. Différents jugements ont accordé le demi-salaire jusqu’à la guérison et admis ou non le principe d'incapacité partielle permanente. Baz- THAZARD commentant ces Jugements, écrit que la perte de la sécrétion externe seule ne donne pas droit à une indemnité. Les lésions doient supprimer la sécrétion interne des deux testicules. Les conséquences de cette insuflisance diasthématique sont d'autant plus graves que le blessé est plus jeune. Les indemnités accordées sont également variables : 50 %, au-dessous de 20 ans, elles sont environ de 25 %, de trente à quarante ans, et de 10 % après cinquante ans.

Cependant si l’accident a laissé les fonctions intactes, la perte d’un testicule peut entraîner une indemnité de 8 %,.

Enfin Recrus écrivait :

« Si des accidents infectieux, gonococciques ou tubereuleux surviennent, c’est la question de l’état antérieur qui se pose. Il suflit d'accepter et de re-

connaître le rôle étiologique du traumatisme, rôle indiscutable, et ces orchites sont protégées par la Loi ».

Nous retrouverons donc là encore l’importance d’un certificat initial descriptif — de même si le traumatisme a porté sur un serotum qui n’était pas indemne —— de même encore si au lieu d’un traumatisme extérieur, il s’agit d'admettre l’influence d’un effort ; cet effort devant être hors de proportion avec la normale et entraîner des troubles immédiats.

Bref, y a-t-1l eu vraiment accident ? car pour «invoquer le bénéfice de la loi: sur les accident de travail, 1l faut qu'il y ait eu accident au sens juridique du mot ».

Le traitement est forcément restreint à la période initiale de tuméfaction ; pour éviter que l’albuginée ne bride le testicule, Hamoxic avait préconisé l’ineision de l’albuginée. Celle-ci doit éviter les douleurs violentes d’étranglement et levant cet obstacle, peut-être est-ce le meilleur moyen de sauver ceux des lobules qui sont encore susceptibles de revenir à leur état normal.

En présence d'accidents de suppuration, on sera réduit à une castration. Celle-ci peut être discutée également en cas de douleurs résiduelles, lorsqu'une alcoolisation aura d’abord été essavée.

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