DIVISION DU SUJET. — TECHNIQUE
Les ligaments du péricarde considérés dans leur ensemble doivent, à notre avis, être divisés en deux groupes : un groupe inférieur et un groupe supérieur.
a) Groupe inférieur. — Ce groupe comprend les ligaments qui rattachent la partie inférieure du péricarde au centre phrénique et à la partie inféro-antérieure du thorax. |
b) Groupe supérieur.— Celui-ci est formé par l’ensemble des ligaments et expansions fibro-aponévrotiques, qui relient la tunique fibreuse du péricarde à différentes formations du système aponévrotique antérieur du cou.
Pour permettre au lecteur de vérifier notre description, nous indiquerons en quelques mots la technique que nous avons adoptée pour nos recherches. Les deux premières parties de notre travail seront consacrées à l'étude de ces deux groupes. Dans une troisième et dernière partie sera étudiée expérimentalement la fonction de ces
diverses formations ligamenteuses.
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Nous enlevons d'abord un large volet des parois coslales droite et gauche en respectant, suivant le conseils de Lagoutte et Durand, la première côte en haut, et, en bas, les côtes sur lesquelles le diaphragme prend des insertions. Cela fait, la plèvre pariétale est ouverte. Ilest alors possible d’extirper les poumons, dont on sectionne le pédicule au ras du tissu pulmonaire. Nous enlevons ensuite la plèvre pariétale.
Si l’on‘veut étudier les ligaments sterno-péricardiques, il faut, tout d’abord, scier transversalement la partie moyenne du sternum. On mobilise ensuite les deux fragments de l'os, que l'on soulève; alors, l’index promené sur la masse de tissu intermédiaire au sternum et au péricarde, reconnait facilement le bord libre des ligaments sterno-péricardiques supérieur et inférieur.
Pour les disséquer, 1l faut se donner plus de jour et enlever toute la partie moyenne du sternum par deux traits de scie, passant l'un immédiatement au-dessous du manubrium, l’autre à deux ou trois centimètres au-dessus de l’appendice xiphoïde.
La même préparation permet d'étudier les connexions du péricarde avec la colonne vertébrale et avec les gros vaisseaux.
. [y a intérêt à vider la cavité abdominale, pour examiner minutieusement les adhérences de la région antérieure de la base du péricarde avec le diaphragme.
Enfin, pour se rendre compte des moyens d'attache qui unissent le péricarde à l’œsophage, à la trachée, aux bronches etau diaphragme, dans le voisinage de la veine cave inférieure, il est utile de réséquer les cinquième et septième vertèbres dorsales.
L'on peut ainsi aborder par derrière le médiastin poslérieur.
EPOUS