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Winslow (1) dit quelques mots des attaches inférieures du péricarde. D'après lui, la zone d’adhérence du péricarde au diaphragme à une forme triangulaire, et comprend toute la portion de l'enveloppe du cœur, qui répond à la face plate ou inférieure de cet organe.
Toutefois, autant que nous sachions, ces connexions sont pour la première fois décrites avec de nombreux détails dans les œuvres posthumes de Laneisi (2), parues en 1738. Le péricarde, dit-il, est uni au diaphragme par un échange mutuel de fibres, « non pas seulement dans le centre du même diaphragme, mais aussi latéralement et surtout dans l'endroit où la veine cave inférieure perfore le septum... »
Sénac (3) est moins affirmatif que Lancisi; il dit que l'adhérence du péricarde au diaphragme est très forte, el fait simplement remarquer qu'elle n'est pas la même partout et qu'elle est plus forte en avant et à droite.
Lieutaud (4) avait d’abord écrit que la portion” inférieure du péricarde étail fortement atlachée à tout ce qu'elle rencontre de laponévrose du diaphragme, de laquelle on ne saurait la détacher.
Maisil s'est rétracté dans la suite, et dans un long mémoire sur des « observations anatomiques sur le cœur », il insiste longuement sur les attaches du péricarde avee le
1) Winslow.— Exposition anatomiqüe du corps humain, p. 595. Paris 1732.
(2) Lancisi. — De molu cordis et anevrysmatibus ; opus posthu.
mum. — Naples, 1738.
(3) Sénac. — Traité de la structure du cœur, de son action et de ses maladies. T. I, 1. 1, ch. 1, p. 8. Paris, 1789.
(4) Lieutaud.— Essais anatomiques, p. 217, 1742 ; — Histoire de l'Académie royale des sciences, 1752, p. 292.
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diaphragme. Il délimite nettement les connexions des deux organes, quise font par une continuité des fibres du muscle sur l'enveloppe du cœur : « Cette communication ne se voit que sur le contour elliptique de la face diaphragmatique du péricarde, encore avec quelques interruptions. L'intérieur de cette face aplatie ne contracte qu'une adhérence très légère par le tissu cellulaire. »
C'est également l'opinion de Portal (1), pour qui le péricarde, appliqué sur le centre tendineux du diaphragme, adhère à ses bords, mais non à son centre. À ce niveau, Portal a souvent trouvé de la graisse interposée entre les deux organes.
Pour Bichat (2), le péricarde « repose sans aucun intermède sur le centre aponévrotique du diaphragme. »
Bien plus lard, avec Meckel (3), l'on revient à la conception de Winslow. Meckel, en effet, décrit bien des fibres qui s'étendent du centre tendineux sur le feuillet externe de l'enveloppe cardiaque, mais il étend aussi la zone d’adhérence à loute la portion du péricarde qui répond à l’aponévrose centrale du diaphragme.
Si nous rappelions les descriptions faites par les anatomistes, depuis Meckel jusque vers la fin du XIXe siècle, nous trouverions les auteurs divisés en deux camps. l
Les uns avec Winslow, Meckel, admettent que le pé-
(1) Portal. — Anatomie historique et pratique, par M. Lieutaud,
nouvelle édition augmentée de diverses remarques historiques et :
critiques, par M. Portal, t. Ler, p.373, Paris, 1776. — Cours d'anatomie médicale, ou éléments de l'anatomie de l'homme, t. IIT, p. 4. : Paris, 1804.
(2) Bichat. — Traité d'anatomie descriptive, t. IV. Paris, 1823. (3) Meckel. — Manuel d'anatomie générale, descriptive et pathologique. Trad. Jourdan et Breschet, L IF, p. 281. Paris, 1825.