‹ Étude sur les Lipômes ostéo-périostiquesChapitre 28 sur 34 · EST PAU \ XVII · texte numérisé non relu

EST PAU \ XVII

* LIPOME DU RADIUS : Sir, 1868

Il s’agit d'un lipôme existant depuis fort longtemps, qui fut enlevé sur l’avant-bras d’un garcon de 9 ans. Très dense, immobile, il était fixé solidement sur le - radius. 11 s'était accru progressivement, ettrès rapidement dans les derniers temps. On l'opéra à l'Hôpital des Enfants de Londres et l’on trouva qui s'implantait sur le col radial. Après l’ablation de la tumeur, le radius était rugueux, dénudé ; il présentait sur le côté où celle-ci s'était fixée, un profond sillon, au fond duquel se voyaient de petits morceaux d'os solidement adhérents au lipôme.

LIPOME DU FÉMUR D’A2cy Power, 1888

Le malade, un garçon de 9 ans, portaient une tumeur indolente, occupant le tiers supérieur de la cuisse. La peau était mobile, et les veines cutanées dilatées.

La tumeur fut enlevée. Elle était solidement fixée au périoste, au-dessous du petit trochanter. Elle pesait 15 onces et mesurait 6 pouces sur à Elle était partiellement capsulée et se composait de plusieurs lobes, réunis par un tissu aréolaire. La consistance était dure. s À l'examen, au microscope, onu trouva des amas de

graisse, séparés par de gros faisceaux conjonctifs.

Abe

M. Power rappelle l’opinion de Burzin, d’après laquelle ces tumeurs sont d’abord fibreuses et deviennent ensuite graisseuses ; mais il estime qu’il n’y à aucune raison pour que les lipômes ne puissent naître du périoste, étant de nature conjonctive. Le tissu connectif proliférerait en un point et les éléments cellulaires se chargeraient de graisse.

Pour ce qui est de l'absence de capsule, M. Power pense. que dans la portion encapsulée, la grande quantité de tissu conjonctif peut faire regarder la tumeur comme un fibro

lipôme, tandis que l’autre portion serait du lipôme pur.

LIPOME DES MÉTATARSIENS

JEANBRAU, 1899

Un enfant de i2 ans, portait sur le dos du pied une tumeur saillante, du volume d’une orange, poussant à travers le premier espace inter-osseux, un prolongement dans la plante. |

L'extirpation montra qu’il s'agissait d’un lipôme circonscrit, intimement uni au périoste des deux premiers métatarsiens, tous les deux fortement excavés et amincis. Il existait, comme l'examen clinique avait permis de le soupçonner, un prolongement plantaire étalé contre la voûte.

L'excavation des métatarsiens élargissant ainsi l’espace inter-osseux où la tumeur s'était primitivement développée,

permit de penser que le lipôme était d’origine congénitale

y pe

et avait pris naissance sur le périoste des deux os, dont le

développement avait marché parallèlement au sien.

LIPOME DU FRONT

LANNELONGUE, 1891

Chez une petite fille de 10 mois existait une tumeur du volume d'une mandarine, située sur le côté droit du front, au-dessus des sourcils. Cette tumeur avait été remarquée dès la naissance et son volume était alors celui d’une grosse noisette. Depuis lors, son accroissement ayant été très rapide, on eut la pensée en voyant l’enfant à l’âge de dix mois, qu’il s'agissait d’un sarcome.

Extérieurement, les contours de la tumeur étaient bien limités de tous les côtés. La peau n’était pas altérée, mais elle ne glissait pas facilement a sa surface ; par endroits, elle adhérait manifestement. Un rebord osseux prononcé autour de la base du néoplasme indiquait les rapports intimes de sa face profonde avec le frontal. La tumeur n'etait pas mobile, elle faisait corps avec le squelette. Quelques dépressions à la surface semblaient la diviser en lobes réunis profondément. La consistance de ces gros noyaux et de toute la masse était assez ferme, mais peu élastique, La tumeur n’avait déterminé jusqu'alors aucun trouble fonctionnel. C'est uniquement à cause de son accroissement rapide qu'on en fit l’ablation.

Au cours de l'opération, on constata que la tumeur

pénétrait dans le frontal. Dans une étendue grande comme

une pièce de cinq francs, cet os présentait une surface ulcérée et des anfractuosités remplies par le néoplasme. Il fallut gratter toute cette surface, et malgré la crainte qu'on en avait, on ne rencontra pas de perforation osseuse, mais presque toute une épaisseur était envahie. Il fallut aussi gratter la face profonde de la peau. | Il fallut l'examen histologique de la pièce enlevée, pour ôter toutes les appréhensions concernant la nature du néoplasme, craintes que l’examen macroscopique n'avaient pas complètement dissipées. Il révéla que la tumeur n’était composée que de tissus adipeux avec fort peu de tissu cellulaire : c'était un lipôme presque pur. La guérison de l’enfant eut lieu sans incident et s’est

maintenue depuis cette époque.

Page 1