‹ Étude sur les Lipômes ostéo-périostiquesChapitre 29 sur 34 · SYDNEY JONES · texte numérisé non relu

SYDNEY JONES

Un enfant de 20 mois portait une tumeur située sur la suture sagitale, s’avançant en arrière jusqu’au niveau de la fontanelle occipito-pariétale, fluctuante, sauf au pourtour où elle était plus consistante et absolument irréductible. Cette tumeur fut aperçu dès l’âge de 2 mois et elle avait le volume d’une bille. Elle s’accrut très rapidement dans les derniers mois.

Durant l'opération, on constata la présence d’athérences avec le cuir chevelu et le péricrâne. La tumeur était un

lipôme, il pesait 70 grammes.

LIPOME DU FRONT

Guérin et ORILLARD, 4893

Un homme de 40 ans se présente à Lariboisière demandant l’ablation d’une petite tumeur qu'il porte au-dessus de la partie moyenne du sourcil droit. Cette tumeur, du volume d’une noix, est douloureuse à la pression; sa consistance est ferme, sa surface un peu irrégulière, sans lobulation toutefois. Elle est mobile sous la peau superficielle, mais elle adhère au périoste du frontal. A ce niveau, l'os semble présenter une légère dépression.

Si l’on ajoute aux signes précités, le début précoce de la tumeur que le malade affirme remonter à sa plus tendre enfance et qu'il s’est toujours connue, on doit penser au kyste dermoïde. Le siège du néoplasme, son adhérence à l'os, la dépression du frontal sur laquelle il repose, viennent encore appuyer cette hypothèse.

Une incision parallèle aux plis frontaux découvre une masse lipômateuse située au-dessous de la peau et du muscle frontal. Elle est bien circonscrite sans être toutefois encapsulée.

Ce lipôme paraît donc devoir être considéré comme un lipôme périostique très vraisemblablement congénital, siégeant au lieu d’élection.

A ce propos, les observateurs font remarquer que ce cas ne paraît pas rentrer dans la catégorie des lipômes congénitaux, dûs à la transformation d’un angiome, selon

la théorie de M. LANNELONGUE.

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