ANATOMIE PATHOLOGIQUE
Etude macroscopique
Volum”. Il est variable du volume d’un pois au volume de la tête d’un foétus à terme. |
Consistance. Le plus souvent c’est celle du lipôme, c’est à dire donnant limpression d’une mollesse parliculière. Parfoisla sensalion de fluctuation a pu induire en erreur. Cette consistance peut ne pas être uniforme et dans les environs du pédicule en particulier, elle est souvent fibreuses, certaines portions ressemblent même à de l'os.
Forme. Pour les petites tumeurs, on a généralement une masse globuleuse et unique. Quand la tumeur est volumineuse, elle semble le plus souvent formée de masses séparées ; mais en réalité c’est une seule masse lobulée.
Coupe. Dans sa partie moyenne, la tumeur à l'aspect du lipome, c'est à dire une teinte jaunâtre. Daos la région du pédicule, où l’on à ordinairement du fibro-lipôme. la coupeest plus résistante et plus blanche.
HSE le *
Sile tissu fibreux prédomine, le lipome prend un aspect lardacé : il en ainsi dans le cas de SEERIG. Quand la tumeur adhère au muscle, on peut trouver des fibres musculaires FER sous forme de trainées rougeàtres.
Mais d’une manière générale, comme le fait remarquer M. le Docteur FROELICH dans la « Pratique des maladies des enfants », l’apect du lipôme ostéo-périosté est un peu différent de celui du lipôme adulte. Sa coupe est plus dense et plus ferme, sa coloration d’un blanc sale et non jaune clair. enfin sa lobulation plus menue.
Une constation analogue à été faite par GUINARD dans un lipôme ostéo-périosté de l’omoplate ; la coupe, à l’œil nu, semblait révéler la présence d’un sarcôme.
LANNELONGUE à insisté sur les relations du lipôme ostéo-périosté avec le cartilage épiphysaire, au niveau duquel se ferait souvent l'insertion de la tumeur.
Etude microscopique.
Cette étude ne nous montre rien de bien particulier
On trouve des amas de grosses cellules adipeuses, à noyaux très accusés et membranes très apparentes. Dans le fibro lipôme, les cloisons augmentées d’épaisseur peuvent étoufïer en partie les lobules adipeux. Dans le myxoliporme, on à un stroma muqueux, formé de cellules étoilées.
Parmi les lipômes périostiques, il n’y a pas de cas rapportés de lipômes érectiles : une seule observation de BRAQUEHAYE signale une vascularisation abondante de la tumeur.
Il faut signaler la possibilité de rhabdomyo-lipôme, où la coupe histologique révèle l'existence de muscles striés, bien que la tumeur soit sans adhérences musculaires.
Connexions de la tumeur.
Les lipômes ostéo-périostiques ne sont sont pas ordinairement encapsulés.
Ils ont des rapports de contiguité et de continuité avec les tissus voisins.
La peau est ordinairement soulevée par la tumeur et glisse sur celle-ci facilement ; cependant il est des cas où où il y à adhérence, marquée même par de petites fossettes Les muscles sont également soulevés et étendus par la tumeur, sans adhérence lorsqu'il y à une capsule, avec adhérence lorsqu'il n’y en a pas.
Connexions ostéo-périosliqu’s. — La tumeur lipomateuse, dit SCHWARTZ, pénètre dans l’os et l’infiltre en partie : C’est alors un lipome ostéo-périostique. Souvent cependant, le lipome ne fait que se fixer sur le périoste sans pénétrer dans l'os: on à alors un
lipome périostique.
Etudions ces connexions suivant leur nombre, leur forme, leur siège. 4
Les adhérences peuvent être uniques ou multiples ; mais l’'adhérence unique est la plus fréquente.
Quand l’adhérence se fait en surface, onaun lipome étalé ; adhérence d’ailleurs variable dont le bistouri peut ou non avoir raison; quelquefois même cette adhérence, trés läche, est à peine constituée. Dans le lipome pédiculé, l’adhérence est toujours forte. LANNE- LONGUE et WALTHER pensent que l'implantation se fait au niveau d’un cartilage épiphysaire. Cette thèse estelle soutenable ? SCHWARTZ répond que sur 15 lipomes périostiques des membres dont il rapporte les observations, la proximité d’un point osseux complémentaire ne peut être invoquée, sans être pour cela démontrée, que dans 10 cas ; et parmi ceux-ci, il en est encore de discutables : dans 4 de ces 10 cas, les pédicules étaient multiples et le voisinage d’un point complémentaire n’était possible que pour l’un d’eux. Il sembte sûr que la proximité d’un point complémentaire ne soit pas la règle.
De la lecture des observations ayant rapport à la colonne vertébrale et au crâne, il résulte que les relations des lipômes périostiques avec les sutures crâniennes d’une part, avec les points épiphysaires ou apophysaires d’autre part, ne sont pas nettes.
On ne peut donc faire une règle de l'opinion de LANNELONGUE et de WALTHER.
role
Modifications squelettiques de voisinage. — Les lipômes ostéo-périostiques produisent sur le tissus osseux des modifications intéressantes à rapporter.
On peut avoir des atrophies et des déviations osseuses par Compression. Au niveau des zônes d’adhérences des lipômes des membres, on note souvent de l’exostose, qui est de l’hyperplasie osseuse. On peut avoir à observer des déviations osseuses, produites par la présence de la tumeur. Le mécanisme de cette déformation est discutable. SCHWARTZ est d’avis qu’il peut y avoir une action double : irritation juxta-épi physaire dynamique, produisant la déviation, et atro phie mécanique par pression de la tumeur. Sans vouloir donner une formule générale de ces modifications osseuses de voisinage, le même auteur conclue que par pression (dans les lipômes étalés), la tumeur peut déterminer de l’atrophie osseuse ou des troubles vasculaires périostiques; et que par traction (dans les lipômes pédiculés), la tumeur peut irriter chroniquement le périoste et amener la formation d’hyperplasie osseuse.
j AAA TP c
Pis