‹ Étude sur les lois constitutionnelles de 1875Chapitre 2 sur 12 · AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT

Celle élude est formée de la réunion d'articles qui ont paru récemment sans nom d'auteur et sur les instances d'un ami dans un journal judiciaire, Iji Loi. H ne s'agissait d'abord que de retracer dans un dessin rapide Tliistorique et les caractères saillants de la Constitution actuelle, au moment même où tant d'esprits étaient préoccupés des graves questions agilées sur le fond et sur la forme de la Révision. Peu à peu notre travail s'est étendu; et de là entre ses diverses parties un défaut de proportion qui n'échappera point sans doute au lecteur le plus indulgent.

Toutes facilités nous étaient données de reprendre ces articles, d'y ajouter même quelques notes et d'en composer un volume qui pût être offert à nos amis, et avant tout soumis à nos maîtres, sans être présenté au public. Nous avons usé de cette liberté d'autant plus volontiers qu'elle répondait à nos désirs. L'entreprise étant téméraire, ne valait-il pas mieux lui conserver plus que le titre, tous les caractères d'un Essai?

Ce n'est point un commentaire juridique que nous avons eu en vue dans ces pages. Elles renferment fort peu de discussions poussées à fond sur les difticultés que le texte ou le silence des lois de 1875 a déjà soulevées, moins encore sur celles qu'il serait possible d'entrevoir, il nous a paru plus intéressant de chercher à dégager l'esprit des institutions que la France s'est données, et de résumer les traits essentiels du régime parlementaire qu'on a voulu sincèrement allier à la forme républicaine.

Appelé naguère pendant plusieurs mois à commencer un enseignement de Droit constitutionnel, nous avions dû nous livrer à une lecture assidue, et d'autant plus active que les jours nous étaient comptés, de nos meilleurs écrivains politiques, de nos grands orateurs parlementaires.

En puisant dans ce commerce si attachant les éléments de la doctrine constitutionnelle, la tentation nous est venue de nous en inspirer pour exposer ce qui dans nos lois actuelles se relie à d'anciennes traditions, pour expliquer aussi et apprécier les principales nouveautés de la constitution: l'organisation duSénatetde la Présidence, la dissolution de la Chambre des députés par Taccord de ces deux pouvoirs, et cette combinaison singulière entre toutes du Congrès de Révision.

Puisse ce souvenir, invoqué comme excuse, nous faire pardonner de nous être distrait quelque temps d'études bien différentes, tournées plutôt vers notre vieille France! Elles ne nous sont pas moins chères, mais ne sauraient davantage porter leurs fruits en un jour.

LA

CONSTIÏÏÏTION DE 1875

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