IV
Et ne craigooit jamais à abuser ny à tromper personne. V, 13. Et disoit qu*il n*esperoit à mourir qu*au samedy. VI, 12. Il y en avoit d*autres, que nous appelions communément lansquenets, qui vaut autant à dire comme compagnons du pays.
vm, 21.
iZ«m. Quant à l'infinitif après le verbe commencer, Burguy (II, 262.) a fait remarquer que, dans la langue d*oïl, il prend toujours la préposition à. U eu est de même chez Comines.
Après le serment fait, nostre Roy, qui avoit bien la parole à son commandement, commença à dire au roy d'Angleterre etc. IV, 10.
Tost chacun se commença à douter de cette marchandise. IV, 12.
4:o Au lieu du participe présent précédé de la préposition en^ on trouve assez souvent l'infinitif avec la préposition par; usage que Ton retrouve dans la langue d'oïl. De plus, cette préposition, qui a été souvent employée au lieu de la préposition pour^ précède quelquefois l'infinitif pour indiquer une cause, un motif.
D 8*estoit desmeslé de grandes guerres qu*il avoit eues contre les seigneurs de son royaume, par largement donner, et encores plus promettre, m, 12.
n changeoit souvent de valet-de-chambre et de toutes autres gens, disant que la crainte de luy et Testime seroit entretenue par &ire ainsi choses nouvelles. VI, 7.
Toutesfois le coeur faillit audit gênerai, voyant que tout homme sage et raisonnable blasmoit Tallée de par delà par plusieurs raisons, et par estre là sur les champs au mois d*aoust sans argent VII, 5.
5:o Quelquefois, la préposition avant précède immédiatement rin>finitif, mais le plus souvent il est suivi de qtie on bien, quoique assez rarement, de que de.
Nostre Roy, avant les avoir ouys, tant en gênerai que en particulier, mit grande peine à gagner chacun d'eux. V, 15. Sur ce je veux faire comparaison des maux et douleurs qu*il a foit souflfHr à plusieurs, à ceux qu*il a soufferts levant mourir. VI, 12. 3
34 P. A. Geijer.
Et avant que se seoir à table, m'en dit quelques paroles. IV, 7.
Incontinent le Roy luy bailla un bomme, ayant que partir de là, qui le conduisit a Bourdeaux. IV, 10.
Far quoy toutes entreprises se doivent bien peser et bien débattre, avant que de les mettre en effet II, 12.
Ils se fussent mieux informez des choses de deçà, avant que de conseiller à leur maistre cette venue, qui tant luy porta de dommage. V, 7.
De Templai des temps.
Presque toujours, Gomines a employé le temps du verbe duquel, dans le cas correspondant, on fait usage dans la langue actuelle. Il y a donc très-peu de remarques à faire à cet égard. Cependant, il faut observer que la différence entre Yimparfait et le passé défini n'est pas si nettement marquée quaujour*hui; il en est de même du j>2ti«que-parfait et du passé antérieur.
Cependant que le duc mit à venir, quelqu*un de ceux de dedans s'avisa , et apporta des fagots allumez pour jetter au visage de ceux qui 8*effbrçoieot de rompre la porte. III, 10. Comme le Roy se trouva en chemin, tirant après nous, luy venoîent
nouvelles plaisantes et bonnes de tous costez. V, 13. Je n*entends point blasmer nostre Roy, pour dire qu*il eut failly en
cette matière. V, 13.
£n revenant à ce roy Edouard d'Angleterre, le principal homme d'Angleterre, qui eut soustenu la maison dTorth, estoit le comte de Warvie. III, 4.
Des deux participes.
Bq participe présent.
La règle de Findéclinabilité du participe présent n'étant établie que dans le dix-septième siècle, il est facile de concevoir qu'à cet égard Gomines a suivi l'usage de l'ancienne langue qui le déclinait Cependant, il est à remarquer que Gomines ne lui donne jamais la terminaison féminine, et que le t final s'élide devant le s du pluriel.
Les gens d'armes l'eussent bien voulu, tous mesprisans le peuple.
Car il avait perdu devant Nuz quatre mille hommes, prenans solde.