‹ Étude sur les méthodes de dosage de quelques éléments importants de l'urineChapitre 16 sur 59 · IV. — Nous avons fait remarquer plus haut que certaines · texte numérisé non relu

IV. — Nous avons fait remarquer plus haut que certaines

urines concentrées fournissaient, par centimètre cube, à peu près autant d’azote que 2 centim. cubes d’urines ordinaires. Avec de telles urines, il ne sera pas absolument nécessaire de faire porter chaque dofage sur 2 centim. cubes, et l’emploi d’un ballon jaugé de 100. centim. cubes sera tout indiqué.

Mais, d'une façon générale, dans le but de diminuer les |

erreurs, il y a avantage à opérer sur le plus gnt AU possible. é

Comment se fait- il que dans la description de notre mode opératoire, nous n'ayons pas employé un flacon de 50 centim. eubes, de façon à agir sur 2 centim. cubes d'urine tout en prenant le même volume de liqueur urinaire ?

Si les conditions dans lesquelles il faut se placer n'ont pas été indiquées immédiatement, c'est que tous les, opérateurs qui se sont occupés jusqu'ici de la question ont fait la combustion avec 10 centim. cubes d’urine et 5 centim. cubes d'acide sulfurique concentré, et que nous avons cru devoir exposer la méthode avec les mêmes quantités de substances, nous réservant de revenir sur ce point, pour mieux faire ressortir l'impossibilité expérimentale qu'il y a à étendre à 50 centim. cubes la liqueur acide provenant d’un tel traitement. 6 >

L'expérience permet, en effet, de constater que chaque fois que l’on essaye de faire la saturation d’une pareille liqueur, il y a cristallisation d’une grande quantité de sulfate de soude ; il n’est plus possible, dans ces conditions, de faire des prises exactes et de les introduire dans l’uréomètre. Le phénomène se produit quelle que soit la concentration de l'urine qui a été l'objet de la combustion.

Nous pourrions nous borner à signaler le fait et indiquer le moyen d'y remédier ; mais on peut aller plus loin et mon-

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trer en quelque sorte théoriquement que les choses doivent bien se passer ainsi.

Si nous connaissions la quantité de sulfate de soude qui prend naissance, sachant, d'autre part, le coefficient de

solubilité” de ce sel aux différentes températures, il nous

serait facile d'en déduire le volume de liquide nécessaire pour

le dissoudre entièrement. Nous pourrions, en outre, par dif-

férence, évaluer approximativement la quantité d'acide sulfurique détruit pendant la combustion.

Or, nous avons remarqué qu'il faut en moyenne 14 à 15 centim. cubes de solution de soude (D = 1,33) pour saturer entièrement l'acide libre. D'autre part, la quantité d'acide sulfurique à l'état de sulfate d’ammoniaque est très faible et peut être évaluée à 50 centigr. tout au plus pour les 10 centim. cubes d’urine, ce qui correspond à 17 ou 18 centigr. d'ammoniaque, ou encore, en exprimant en urée, à 30 ou 31 grammes d'urée par litre d'urine. :

5 centim. cubes de SO‘ H? de D — 1,84 correspondent à : È 1,84 X 5 = 9 gr. 2 de SO! H°

La lessive de soude employée pour saturer la liqueur contenant 30 p. 100 de soude hydratée (D — 1, 33), par un calcul très simple, on trouve que les 44 ou 15 centim. cubes, soit 14%5, nécessaires à la saturation complète, exigent une quantité d'acide sulfurique SO* H? égale à 7 gr. 13 environ.

Par conséquent, l'acide sulfurique détruit pendant l la combustion ou entré en combinaison est égal à :

VB 2-27 0m ete 07

Celui qui aura disparu sera :

(9,2 — 0,50) — 7,13 = 1 gr. 57. |

Or, 7 gr. 10 d'acide sulfurique correspondant à 10 gr. 3 de’sulfate de soude anhydre, ou à une quantité de sulfate de soude à 10 équivalents d’eau égale CE ;

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16 ' TS 10,3 = 23 gr. 35 (SO 'N?a +10 H#0) (C'est le sel à 10 équivalents qui cristallise dans la liqueur.) Voici quelques points de sa solubilité dans l’eau à diverses températures, donnés par les auteurs :

100 centim. cubes dissolvent à 00..... 12 gr. 16. — — TRS PAR DEA —— — TER es O0 ED:

— = DDxE TO ET,

Nous savons que cettesolubilité —et les chiffres précédents nous l’apprennent — n’est pas proportionnelle à la température, surtout à partir de 15°ou 16°, qu’elle augmente beaucoup plus rapidement jusqu'à 33° environ pour redescendre ensuite. Néanmoins, en nous basant sur la moyenne de deux points voisins, nous pouvons intercaler d’autres chiffres sans crainte de nous éloigner sensiblement de la réalité et sans être obligé de faire usage de la courbe.

On peut considérer comme à peu près exacts lés nombres suivants : é

100 c. c. d’eau dissolvent à 0° environ 12 gr. 16 de sel

— Bo — 18 à 19 gr. — — — 8 -- 22gr. — Ei = ce pe DR — — 129 — 26 gr. 57 — — — 150 — 36 gr. —

Avec un flacon jaugé de 100 centim. cubes il faudrait donc une température au moins égale à 8° ou 10° pour que le sulfate de soude formé dans la liqueur ne cristallisät pas.

Or, la température d’un laboratoire est généralement supérieure à 10°, même en hiver. On pourrait objecter, il est vrai,que sil'on refroidit pendant la saturation avec un bain glacé, la température de la liqueur ammoniacale peut des-

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cendre au-dessous de 10°. Ce n’est pas ainsi que les choses se passent ordinairement. Malgré le refroidissement du flacon, la liqueur est toujours à une température supérieure à celle du bain froid par suite de la chaleur développée par l'action de la soude sur l'acide sulfurique. Et si, aussitôt la saturation achevée, on retire le flacon du bain pourle laisser à la température du laboratoire, la cristallisation n’a paslieu. Mais, si on le laisse séjourner et refroidir complètement dans le bain glacé, il n'est pas rare,dans ces conditions, de voir la cristallisation se produire, même dans un flaeon de 100 centim. cubes.

Ce qui précède nous démontre nettement l'impossibilité d'étendre à 50 centim. cubes seulement la liqueur résultant du traitement de 10 centim. cubes d'urine par 5centim. cubes d'acide sulfurique. Il devient alors difficile de s'expliquer comment la plupart des auteurs, parmi lesquels Henninger

lui-même, M. Denigès, M. Petit,ete., ont put conseiller l’em- ploi d'un flacon de 50 centim. cubes !

Cependant, comme il ya intérêt, dans un but de plus grande précision, à dégager dans chaque dosage l'azote de 2 centim. cubes d'urine et même de 4 centim. cubes pour les urines très étendues (urines des polyuriques), nous avons cherché à déterminer expérimentalement les conditions à remplir pour l'emploi d'un flacon jaugé de 50 centim. cubes. | |

V. — Deux moyens se présentent à notre esprit immédiatement : 1° Sinous diminuons la quantité d'acide, — le volume d'urine restant le même et, par conséquent, la quantité d'acide décomposé ou employé dans la combustion restant également la même, — l'acidité de la liqueur sera moindre et moindre aussi la quantité de sulfate de soude. 2° Inversement, si nous augmentons le volume d'urine, la quantité d'acide sulfurique restant la même, la combustion

M. re

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