‹ Étude sur les méthodes de dosage de quelques éléments importants de l'urineChapitre 19 sur 59 · SN PO · texte numérisé non relu

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—- 10H20) sont: pour la deuxième opération de 15 gr.à15 gr.5 et pour la troisième d’une douzaine de grammes. Nous sommes déjà renseigné sur la première.

Avec 4 centim. cubes d'acide sulfuriqueet 10 centim. cubes d'urine, on obtient théoriquement environ 17 grammes de sulfate de soude cristallisé. |

Par conséquent, si nous envisageons la quantité de sulfate de soude cristallisé pouvant se dissoudre dans 50 centim. cubes d’eau, nous voyons que l'emploi d'un flacon jaugé de 50 centim. cubes sera forcément exclu dans la première opé-

ration (nous l'avons constaté plus haut), admissible -dans la

deuxième à condition que la température du milieu ambiant soit de 13° à 14°, etadmissible aussi dans la troisième pourvu que la température soit de 9° à 10°. — Avec 4 centim. cubes d'acide sulfurique, une température de 14° à 15° environ serait nécessaire. | |

En général, la température moyenne d’un laboratoire n’est

pas trop inférieure à 15° même en hiver.

Du moment qu'avec 4 centim. cubes et même 3 centim. cubes et demi d’acide sulfurique et 10 centim. cubes d’urine on obtient des résultats exacts, on pourra donc étendre la liqueur urinaire saturée à 50 centim. cubes seulement, et faire réagir l’hypobromite de soude sur une prise de 10 centim. cubes correspondant à 2 centim. cubes d'urine.

Il-serait encore plus simple et aussi plus avantageux sous quelques rapports d'opérer sur 20 centim. cubes d'urine avec 5 centim. cubes SO‘H?. On se servirait soit d’un flacon de 100 centim. cubes, ce qui permettrait de recueillir l'azote de 2 centim. cubes d'urine, soit d’un flacon de 50 centim. cubes lorsque la température serait suffisante, et on dégagerait alors l’azote de 4 centim. cubes d'urine. Cette circonstance serait surtout appréciée dans le dosage de l'azote total d’urines très diluées (urines des polyuriques)

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et qui, par le fait de leur dilution, contiennent peu d’urée dans un volume donné, toutes choses égales d’ailleurs. 207

On arrive ainsi au curieux résultat suivant : | ee

Une opération de Kjeldahl-Henninger faite avec 5 centim. cubes de SO‘H? (quantité généralement employée) et 20 centim. cubes d’urine (volume double de celui indiqué) permet d’introduire dans l’azotomètre, après saturation complète, des prises correspondant à 2 centim. cubes ou 4 centim. cubes d'urine suivant le vase jaugé employé, tandis qu'avec la même quantité d’açide et un volume d'urine égal à 10 centim. cubes, on ne peut recueillir que l'azote de 1 centim. cube d'urine. Re,

Ce tableau nous montre, en outre, que la durée de la combustion pour chaque essai, exacte à un quart d'heure près, est variable d'une opération à l’autre, mais que pour la deuxième opération elle est manifestement'inférieure à celles. exigées par la première et la troisième, bien que la quantité de matières à brûler soit deux fois plus grande dans la deuxième que dans les autres. Il semblerait que c'est le contraire qui eût dû se produire; il est probable, en effet, que les choses se fussent passées dela sorte si les conditions de température eussent été les mêmes. Dans la deuxième opération la chaleur a été poussée beaucoup plus activement que dans la première, et probablement aussi (sans que nous puissions l’affirmer toutefois), plus que dans la troisième.

Notons, en passant, que nous avons opéré ici sur une urine très concentrée et très riche en urée et autres matériaux organiques, et que, du moment que 5 centim. cubes de SO H? ont pu achever la combustion de 20 centim. cubes d’une telle urine, à plus forte raison cette dose sera-t-elle suffisante lorsqu'il s'agira d'urines plus étendues.

Quoi qu’il eu soit, il ressort de cette étude :

1° Que la durée d’une opération, une fois l’eau éliminée,

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“est surtout en rapport avec la chaleur fournie au mélange acide dans un temps donné, et qu’elle peut même varier du simple au double.

20 Que la proportion généralement acceptée de 5 centim. cubes de SO‘ H? et 10 centim. cubes d’urine n’est pas absolument nécessaire à la bonne exécution d'une opération, et que ce rapport peut être diminué avantageusement dans certaines circonstances afin de permettre de dégager chaque fois l'azote d’un plus grand volume d'urine, tout en évitant la cristallisation du sulfate de soude.

Remarque. — Nous avons dit, il y a un . que la plupart des expérimentateurs qui ont fait usage de cette

méthode, bien qu'ayant employé les doses ordinaires que

. nous avons indiquées, ne signalent pas les inconvénients dus à la cristallisation du sulfate de soude. Je citerai Henninger qui, le premier, a donné le principe de la méthode (Soc. biol., 1884); et cependant, il saturait complètement l'acide libre par une lessive de soude,

MM. Petit et Monfet, quise sont occupés de cette étidde. ne parlent pas non plas de la cristallisation de ce sel. Mais, “fait beaucoup plus grave et sur lequel nous aurons l’occasion de revenir, ces auteurs conseillent l'emploi du mercure pour activer la combustion. Le

Quant à M. Denigès, de Bordeaux, tout en signalant la possibilité de la cristallisation avec une quantité trop forte de SO: H?, il emploie néanmoins les doses ordinaires d’acide et d'urine et ne dit pas être gêné par le dépôt de sulfate de soude. 11 faudrait alors admettre, ou que la température de son laboratoire est assez élevée pour éviter cette cristallisa-

tion (il faudrait 18° à 20°), ce qui n'aurait rien de surprenant à certaines époques de l’année, vu la situation de la région, — ou qu’une partie de l'acide sulfurique est employée à brûler l'alcool (1 à 2 centim. cubes) qu'il conseille d'ajouter

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