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Il serait permis de se demander, pourquoi le éhoix d'un tel adjuvant ? A cela on pourrait répondre qu'il n'y a rien d’absurde, a priori, dans ce choix et que, par suite, il n’y a pas lieu de se poser une telle question. Le fait que ce corps a été l’objet d’un travail consciencieux, qu'il a été préconisé et employé dans diverses circonstances, comme le sont, en définitive, une foule d’autres corps dans la méthode si simple et si commode de Kjeldahl que l'on cherche à perfectionner par tous les moyens depuis qu’elle est connue, ce fait seul méritait qu'on s’en occupât et qu’on signalât l'erreur pour ne pas laisser se perpétuer un procédé faux qui, dans certaines circonstances où rien n’éveille l’attention, pourrait conduire à des conclusions parfois extraordinaires.
Nous ne sommes vraiment pas surpris que M. Stcherbach se soit laissé séduire par les résultats brillants, en apparence, fournis par le perchlorate de -potasse, quand on remarque qu'une pincée de 10 à 15 centigr. de ce sel pulvérisé ajouté au liquide goudronneux, d'une opération faite sur 10 centim. cubes d’urine, suffit à obtenir, en moins de trois ou quatre minutes, une décoloration complète de la liqueur acide, qui devient alors d’une limpidité parfaite. Et, si nous ajoutons, ainsi que nous allons le démontrer, que les erreurs ne peuvent pas dépasser le quart de l'azote total, mais qu'elles ne l’atteignent jamais dans les expériences de dosage ; qu'elles sont surtout en rapport avec l'excès toujours faible de perchlorate de potasse, et que la perte correspondant à une prise (dans le dosage volumétrique tel qu’il était effectué par l'auteur) n'est que de quelques dixièmes de centimètres cubes, on comprendra plus aisément qu’il ne se soit pas aperçu de l’inexactitude de son procédé. Si M. Stcherbach avait eu des pertes telles que l’azote total fût inférieur à l'azote de l'urée, son attention eût certainement été attirée; or, ce n’est pas ainsi que les choses se passent en général.
Avant de passer à la partie expérimentale de ce travail, je dirai qu'il est regrettable que cet auteur ait fait usage d'une telle méthode pour ses dosages d'azote; car, son travail, -— intéressant comme tout ce qui touche à ce sujet autant du ressort de la psycho-physiologie que de la chimie physiologique, qui a exigé beaucoup de temps et de patience et qui paraît avoir été assez bien conduit au point de vue
‘des recherches physiologiques qu'il se proposait de faire, — laisse forcément un doute dans l'esprit, sur certains points tout au moins. | PASSE
Expérienérs, — Après nous être assuré d'une perte cons= tante d'azote par des analyses nombreuses faites en premier lieu sur l'urine, en conduisant simultanément des opérations
. avec addition ou sans addition de perchlorate de potasse, nous avons opéré directement sur une quantité déterminée de sulfate d'ammoniaque en solution dans 5 à 6 centim. cubes
d'eau distillée, à laquelle nous ajoutions 5 centim. cubes de SO‘ H? pur, de façon à nous mettre dans les mêmes condi= tions que pour l'urine. :
Nous avons d'abord acquis la conviction, à la suite de nos premiers essais, que les pertes d'azote affectaient une marche dépendant à la fois des quantités de perchlorate de potasse. et de sulfate d'ammoniaque en présence. Pour établir, ensuite, les lois de variations de ces pertes vis-à-vis de ces deux facteurs, nous avons procédé aux essais suivants :
l.— Action du perchlorate de potasse sur une quan-. tité déterminée de sulfate d'ammoniaque, le premier sel variant seul. — Nous avons fait trois essais, A, B, C, avec des quantités égales de sulfate d'ammoniaque pesées avec soin Après avoir agi comme il vient d'être dit et avoir chauîé le mélange acide pour évaporer l'eau de dissolution du sel, nous avons ajouté aux deux essais B et C seulement des doses différentes de perchlorate de potasse, à l'un 25 centigr., à l'autre 50 centigr. Nous avons chauffé fortement, le per-
chlorate de potasse, même en présence d'acide sulfurique concentré, ne se décomposant qu’à une température élevée.
Il se produit bientôt dans toute la masse liquide un dégagement assez abondant de gaz à odeur de chlore, faisant entendre de très légères crépitalions. On continue l’action de la chaleur jusqu’à ce qu'il ne se forme plus de bulles gazeuses, c'est-à-dire jusqu’à ébullition tranquille de l’acide
sulfurique.
= Nous avons saturé par une solution de soude et nous avons
- mesuré volumétriquement, comme nous avons l'habitude de le faire, l'azote de la solution ammoniacale avec notre azotomèêtre à mercure en appliquant la formule classique que nous connaissons pour ramener le volume d’azote à 0° et 760 millim. dans l'air sec.
Le tableau ci-dessous montre les résultats obtenus. Les volumes d'azote consignés en regard de chaque essai représentent des prises égales au dixième de l'essai total, aussi bien pour ce tableau que pour les suivants ; tandis que les
… quantités de perchlorate de potasse et de sulfate d'ammo-
niaque correspondent aux opérations entières.
DATION PERTES CORRESPONDANTES des essais POIDS VOLUME d'azote
faits de KC10* d'azote à O0 avec une dose ajouté et 760mm identique à chaque dans l'air sec ï de essai. (pour une prise) (Az H“)S0*
Nous voyons que l'essai C contenant une dose double
:de perchlorate de potasse fournit une perte d'azote
RNA
(A-C=— 3,5) à peu près double de celle (A-B = 1°°,65) provenant de l'essai B.
En d’autres termes, pour une même quantité de sulfate d'ammoniaque, la perte est sensiblement proportionnelle à la quantité de perchlorate de potasse employée
II. — Action du perchlorate de potasse sur le sulfate d'ammoniaque pur, ce dernier sel variant seul. — Nous avons opéré de la même façon que précédemment, en ayant soin, comme plus haut, de faire un essai de contrôle indiquant la quantité d'azote contenue dans le sulfate d'ammoniaque (le sel employé n ‘ayant pas été desséché).
Voici ce que nous avons obtenu :
POIDS | : VOLUME PERTES CORRESPONDANTES de KCI04 A zH0: 80€ | d'azotea 00 | d'azote | i 4 mn Û ajouté de chaque et 760! a à chaque dans l'air sec A?
éssai CE (pour une prise)| A’ — B’ — €
des essais
Z © a E < F1 F5 nl = Z -A
—— gr. cc.
Essai A’ 0 à 16,5 Essai B’ 0,10 15,85 Pa
Essai C' | 0,10 7,9