‹ Étude sur les méthodes de dosage de quelques éléments importants de l'urineChapitre 31 sur 59 · PERTES D’AZOTE · texte numérisé non relu

PERTES D’AZOTE

3 ! / : à chaque essai à chaque essai | (Pour une prise) 4

, Essai À .… 0 gr. | 16cc,6 Lane 1.| Essai A.) Ogr. 16cc

Essai B.. 0 gr. LIT Essai B’..| Or. … J6cc,9

Urine n° 2. f

RAA CERCLE Ô gr. 140,85 PRE | Essai C’..|, Ogr. 110,75

L'examen attentif de ces résultats nous fait voir que pour une quantité équivalente d'azote et de perchlorate de potasse, la perte est moindre pour une opération faite sur l'urine (ou autre matière organique), que sur le sulfate d’ammo-

ER

niaque. Pour s’en convaincre, il suffit de remarquer que les essais des ‘urines n° 1 et n° 2, qui ont reçu chacun 0 gr. 25 de perchlorate, ont éprouvé une perte qui n'est pas beaucoup supérieure à celle obtenue dans le deuxième tableau avec 10 centigr. seulement.

Nous devons l’attribuer, sans aucun doute, à ce qu’une bonne partie de ce corps est employée à détruire la matière goudronneuse formée.

J'ai remarqué que 10 à 12 centigr. de perchlorate de potasse suffisent, ordinairement, pour décolorer complètement une opération faite sur 10 centim. cubes d’une urine de moyenne concentration. C'est donc surtout l'excédent, comme nous le disions plus haut, qui agira sur l'ammoniaque formée.

Les pertes d'azote, dans les deux cas que nous venons de considérer, sont dans le rapport de 3 à 4, bien que la quantité de perchlorate soit la même. Cet écart ne peut pas s'expliquer seulement par la différence d'azote des essais, il faut aussi faire intervenir la façon dont a été conduite l'opération. Dans le deuxième cas, on a fait des additions successives de sel de façon que l'action oxydante se manifeste plus lentement et plus régulièrement.

La perte serait probablement très faible s’il était possible de ne pas dépasser la dose de perchlorate de potasse juste nécéssaire à la décoloration ; on peut évaluer, je crois, à une moyenne de 5 centigr. à 10 centigr. l'excès de sel ajouté, qui correspond, pour une seule prise de l'azotomètre, à quelques dixièmes de centim. cubes d'azote.

On pourrait se demander ce qui se passe dans la réaction et sous quélle forme se fait cette perte d'azote ? Pour élucider la question, il n'y aurait qu à recueillir ce qui se dégage. Mais l'intérêt n'en serait pas grand. Le point capital était de mettre en évidence la perte d'azote. Il est infiniment pro-

mie

bable, d’ailleurs, que l'azote est expulsé sous forme de gaz et que c'est surtout l’action du chlore qui intervient. Conczusions. — De ce qui précède, nous devons tirer les conclusions suivantes :

1° L'usage du perchlorate de potasse pour favoriser l'oxy-

dation dans le dosage de l'azote total par la méthode de

Kjeldahl donne lieu, d’une façon constante, à une perte d'azote pendant la combustion.

2% Pour une même quantité de perchlorate de potasse,

la perte est sensiblement propoftionnelle au sulfate d'ammo-

niaque formé, c'est-à-dire à la quantité d'azote de l'essai. 3° Inversement, pour une même quantité d'azote, la perte est proportionnelle au perchlorate de potasse employé, jus-

qu'à une certaine limite maxima variable elle-même avec lé,

sulfate d’ammoniaque (azote) en présence.

4° Cette perte maxima se rapproche du quart de l'azote total, tout en lui étant, d'une façon générale, légèrement supérieure.

F. — ACTION DU CHLORURE DE PLATINE. — Nous venons de .montrer les inconvénients de l'emploi du perchlorate de potasse comme adjuvant dans la méthode de Kjeldahl], inconvénients qui doivent être attribués, suivant toutes probabilités, à l’action du chlore. D'autre part, M. Delépine, dans une note parue à la même époque (Bull. Soc. ch , 20 février 1895), a signalé également l'insuffisance de la méthode de Kjeldahl (avec KMn0' comme oxydant) pour le dosage de l'azote, soit dans le chloroplatinate d’'ammoniaque, soit dans les chloroplatinates d’alcalis organiques (chloroplatinate de triméthylamine) : et il a attribué comme nous, et avec raison, d'ailleurs, la cause de la perte à l’action du chlore. En présence de ces faits, il était logique de se demander si une perte

d'azote ne devait pas se produire chaque fois qu’il y aurait addition de chlorure de platine PtCl*, et cela, quelle qu’en”

LE NAEuTE:

soit la quantité, à une opération de Kjeldahl qui, en définitive, est une solution ammoniacale dans l'acide sulfurique, plus de la matière organique non encore complètement trans-formée.

Il se forme toujours, en effet, une certaine quantité de chloroplatinate d'ammoniaque (AzH*)?PtCIf, en rapport avec la dose de chlorure de platine, quand on ajoute ce sel à une solution acide d’un sel ammoniacal. Or, il n’y a aucune raison pour ne pas admettre que ce qui est vrai lorsque la liqueur ne contient que du choroplatinate, ne le soit plus quand, en plus de ce sel, elle renferme une solution sulfurique de sulfate d'ammoniaque.

Cette perte existe en réalité; et les expériences qe nous trouverons plus loin ont. confirmé ces prévisions qui S'iImposaient en pareilles circonstances. ;

Mais alors, ei c’est là justement un point important du

À problème que nous nous sommes posé, on doit se demander : pourquoi il ne seproduirait pas également une perte d’azote, si faible soit-elle, dans la modification proposée par Ulsch (Chem. Centralbl.; 1886, 355) et même dans celle proposée

par Jodlbauer (ibid. 433)?

N'envisageons ici, pour l'instant, que la méthode de Ulsch. Nous savons que la modification qu'il a apportée à la méthode de Kjeldahl consiste à ajouter, pour faciliter l'opération, 5 centigr.de bioxyde de cuivre et cinq gouttes (pas plus) d’une solution de chlorure de platine conténant 4 centigr. de platine

par centimètre cube, c’est-à-dire, { centigr. de platine ou 1 centigr. 717 de chlorure de platine par centimètre cube.

La seule différence qui existe entre les conditions que nous avons envisagées tout à l'heure donnant lieu à une perte d'azote et la modification de Ulsch, consiste en l'addition d'oxyde de cuivre à la place de permanganate de potasse. Il est certain que si, en opérant comme Ulsch le proposes on obtient de

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