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bons résultats, il faudra forcément admettre que l'erreur aura été évitée grâce à la présence du bioxyde de cuivre, qui agirait alors tout autrement (et il ne serait pas surprenant qu'il en fût ainsi) que le permanganate de potasse avec lequel nous avons fait des essais, — ou encore, grâce à la faible quantité de chlorure de platine, car l’auteur conseille de ne . pas dépasser cinq gouttes de la solution platinique. Auraït-il constaté des inconvénients à ‘aller au delà? La chose est bien possible, et on serait tenté de le croire, puisqu'il fait - des réserves ? Dans une action ainsi limitée, il est admissible que le chlore, qu'est susceptible de fournir la petite quantité de chlorure de ‘platine employée, agisse seulement sur la matière organique et que, pour produire une perte d'azote, il en faille en excès ? Ce serait alors une action à peu pee semblable à celle du perchlorate de potasse.
Quoi qu'il en soit, il n'y a qu’un moyen He nr la question avec certitude, c’est de procéder à des expériences comparatives. Nous nous proposons de le faire très prochainement, n'ayant pas eu le temps jusqu'alors de nous livrer à cette vérification. : :
Pour le moment, nous nous contenterons de déterminer suivant quelles lois se font les pertes d'azote (chose que M. Delépine n’a pas recherchée), soit dans un dosage exécuté sur le chloroplatinate d'ammoniaque lui-même, soit dans un milieu où il s'est formé une certaine quantité de chloroplatinate par addition de chlorure de platine.
La question nous a paru présenter un intérêt Doeut pour nous décider à rapporter ici les résultats de nos recherches. ;
Voici les opérations auxquelles nous nous sommes livré :
ExpÉRIENGEs, — [. — Nous avons d’abord fait deux essais : avec la même quantité de chlorhydrate d’ammoniaque.
LR: (DCE
Chaque dose de ce sel, introduite préalablement dans un flacon d’'Erlenmeyer, a été dissoute dans 2 ou 3 centim. cubes d’eau distillée. Nous avons fait de même dissoudre à part 20 centigr. de chlorure de platine que nous avons ajoutés au chlorhydrate d'ammoniaque de l'un des flacons. Il s'est produit immédiatement du chloroplatinate d’ammoniaque. Comme il y a excès à dessein de sel ammoniac, tout le chlorure de platine entre en combinaison. Nous avons enfin ajouté 5 centim. cubes d'acide sulfurique concentré et pur dans chaque flacon. L’essai n'ayant pas reçu de chlorure de platine servait de terme de comparaison. Nous avons chauffé jusqu'à décomposition complète du chloroplatinate qui commence à perdre du chlore vers 200° ; il faut un temps assez long et une température relativement élevée, Finalement, la couleur du mélange, de jaune qu'elle était, devient verdâtre, puis grisâtre et le platine se rassemble au fond du vase sous l'influence de la chaleur.
Nous avons décanté dans nn flacon jaugé de 100 centim. cubes ; nous avons saturé l'acide libre par une solution de soude, comme d’habitude, et nous avons opéré sur 10 centimètres cubes de liquide, soit sur le dixième du volume total; nous avons traité cette prise par une solution alcaline d'hypobromite de soude dans un azotomètre à mercure très précis. Le volume d'azote obtenu et qui sera mentionné dans les tableaux suivants correspondra donc au 1/10 de l'azote total. La quantité de chlorure de platine indiquée sera celle, au contraire, qui aura été ajoutée à l'opération entière. Il en sera de même pour les tableaux suivants. |
DR na
Taszeau I
VOLUME | ESSAIS POIDS d'azote VOLUME |PERTETOTALE|PERTETOTALE faits avec| de Pt Cl“ obtenu | d'azote total d'azote *d’azote la même ajouté à100 et 760 m|à Oo et 760m| exprimée exprimée quantité de à chaque dans l’air sec dans en volume en AzH“Cl essai (pour l'air sec |(A-B) X 10 poids
une prise)
cc. ce.
Essai A 12,22 : 122,2 y Essai B ; 11117 111,7
Nous venons de dire que nous avons fait usage d’un azotomètre très précis ; c’est l’azotomètre que nous avons décrit au commencement de ce travail. Remarquons qu'il importe surtout ici d'opérer dans les mêmes conditions, car il s'agit d'expériences comparatives ; une erreur attenant à l'instrument disparaît par soustraction et n’a, par suite, aucune importance. ji.
Rappelons également que nous avons emplové, à dessein, un excès de chlorure d'ammonium, afin que tout le chlorure de platine entrât en combinaison. Nous attirons l'attention sur ce fait, parce que la perte d'azote en valeur absolue, ainsi qu'on le verra, dépend de la quantité de chloroplatinate formé, c'est-à-dire du chlorure de platine et non de l'azote total du mélange (comme il arrive avec le perchlorate de potasse); mais la perte en valeur relative sera évidemment d'autant plus grande pour un même poids de chlorure de platine, que la quantité d'azote total sera plus petite. Nous comparons, en effet, deux termes dont l’un restant fixe, l’autre peut varier:
IT. — Voici d'autres essais faits, cette fois, avec du sulfate d'ammoniaque et du chlorure de platine. Nous avons suivi