‹ Étude sur les modifications du testicule consécutives à l'interruption du canal déférent: Rôle pathogénique des kystes à spermatozoïdesChapitre 25 sur 30 · LE F · texte numérisé non relu

LE F

n'est pas un testicule moral. S'il se montre alors incapable de former des spermatozoïdes, qui ne. pourraient d’ailleurs pas être éliminés, il conserve les attributs d'un organe glandulaire actif, et s'acquitte encore probablement de cette sécrétion interne dont on ne conteste plus aujourd'hui l'existence physiologique.

2 Etat histologique du Testicule quand l'interruption du Déférent n'est pas occlusive.

Plusieurs fois, au cours de ce travail nous avons écrit : lorsqu'il existe sur le canal déférent interrompu un kyste à spermatozoïdes, témoin de la perméabilité conservée des voies d’excrétion, le testicule est intact. :

C'est là ce qui se passe d'ordinaire, mais non tou- Jours, cependant. [1 existe dans la moitié des cas environ des lésions du testicule, le plus souvent mimimes, exceptionnellement profondes, sur la nature desquelles il nous faut maintenant insister.

Trois testicules (Rat 11, D ; Rat 12, D et G) bien que pourvus de kystes à spermatozoïdes, ont présenté des altérations légères, décrites d'ailleurs en leu et place, et que nous pouvons ainsi résumer : au milieu de tubes en pleine activité spermatogénétique, on en rencontre d’autres beaucoup plus rares, à contours fort irréguliers, très diminués de diamètre et réduits à la membrane propre doublée du syneytium. Mais, parmi ces tubes altérés et vides, occupant la même région qu'eux, il s'en trouve un ou deux dont la lu

dot) 2

mière est complètement obstruée par un bouchon très dense de spermatosoides en état de désintégralion avancée. Ce fait est remarquable par sa constance ; aussi est-ce en lui, croyons-nous, qu’on doit chercher l'explication des lésions régionales. Malgré la formation du kyste, il est logique de croire que l'évacuation du sperme est loin de s'accomplir aussi facilement qu'à l'état normal : la poche réceptrice se distend d'autant moins facilement qu'elle est déjà plus remplie. Dès lors, dans ces conditions de circulation spermatique ralentie, 11 suffit d'une disposition anatomique favorisante, telle qu'un rétrécessiment, où une coudure d'un tube pour produire en arrière de l'obstacle une accumulation de spermatozoïdes, véritable bouchon, qui détermine dans les voies séminales en amont des lésions habituelles consécutives à leur oblitération.

Lorsque les lésions, au lieu d'être minimes et disséminées par régions, frappent au contraire tous les tubes d’une manière uniforme (Rat 13, D) on doit invoquer un mécanisme différent. On ne rencontre pas d’ailleurs dans ce cas les tubes précédents à bouchons de spermatozoïdes. Nous croyons qu'il faut alors incriminer la distension et l'inextensibilité de la poche spermatique, qui refusant tout apport nouveau, joue le rôle d’une véritable ligature complète, mais tardive.

Aussi conelurons-nous : la formation d'un kyste à spermatosoides est la condition nécessaire, mais pas toujours suffisante, de la conservation intégrale du testicule dont le déférent à été interrompu.

Page 1