‹ Étude sur les modifications du testicule consécutives à l'interruption du canal déférent: Rôle pathogénique des kystes à spermatozoïdesChapitre 24 sur 30 · TROISIÈME PÉRIODE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PÉRIODE

Dans une troisième période, enfin, qui ne commence guère avant un an et demi, le testicule ne possède plus que des tubes tous stériles. Le regain d'activité que certains avaient présenté à la période précédente est définitivement éteint. Ces tubes sont réduits considérablement de volume, leur paroi propre s'épaissit, devient polystratifiée, et à leur intérieur on ne rencontre plus que quelques débris filamenteux de protoplasma syneytial.

Et cependant dans les espaces intertubulaires, les cellules interstitielles persistent, augmentées même de nombre. Est-ce là une hypertrophie réelle ou seulement apparente et due à la réduction de volume des tubes séminifères, 1l est difficile de le dire, surtout d’après l'examen de testicules du Rat, qui sont des sujets mal appropriés à l'étude de ces éléments. Pour élucider ce problème, il faudrait recourir à des animaux tels que le Cheval, le Porc, le Chat, chez qui ces cellules sont magnifiquement développées. En tout cas, un fait est certain : c’est l'intégrité de la glande interstitielle.

C'est là un exemple de plus de cette dissociation possible entre l’état des tubes spermatiques et celui des cellules interstitielles qu'ont déjà remarquée d'assez nombreux auteurs : FÉLIZET et BRANCA (1901),

Cuxéo et LECÈNE (1901), sur le testicule ectopique ; ReGaup et PoricarDp (1901), sur le testicule impubère et ectopique du Porc; FaBrint (1901), MaRaASsINI (1901), Bouix et AxcEL (1903) et nous-mêmes, sur des testicules privés de leurs voies d’excrétion.

On peut, croyons-nous, dans ce dernier cas, donner une explication satisfaisante du phénomène, en remarquant qu'après la ligature oblitérante du déférent, l’augmentation, de pression intracanaliculaire du sperme, cause de la régression des cellules séminales, ne saurait s'exercer sur la glande interstitielle qui, dès lors, conserve sa structure normale.

De cette étude des modifications histologiques qui surviennent dans le testicule privé de ses voies d’excrétion, trois faits importants sont à retenir ;

a) C’est d’abord cette involution remarquable des tubes séminifères qui s’accomplit en trois étapes : la première caractérisée par l'arrêt de production de nouvelles cellules séminales, tandis que les cellules déjà existantes dégénèrent et sont phagocytées par le syncytium ; la deuxième, remarquable par le réveil incomplet et momentané de la spermatogénèse ; la {roisième entin, dont la marque distinctive est la stérilité absolue et définitive de tous les tubes.

b) Ensuite la dissociation apparente de l’activité spermatogène et sécrétoire de l’épithélium séminal.

€) Enfin la persistance de la glande interstitielle malgré la régression des tubes spermatiques.

Et tous ces faits confirment la viellle opinion elinique : wn testicule privé de ses voies d'excrétion

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