‹ Étude sur les modifications du testicule consécutives à l'interruption du canal déférent: Rôle pathogénique des kystes à spermatozoïdesChapitre 6 sur 30 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Analyse des travaux antérieurs.

SOMMAIRE : Deux sources de renseignements : la clinique, l’expérimentation. Les résultats fournis par la clinique sont de valeur discutable ; ceux fournis par l’expérimentation sont contra-

dictoires. — Brissaud. — Griffiths. — Alessandri. — Bouin. — Marassini. — Fabrini. — Critique générale de toutes ces recherches.

La pathologie générale enseigne que toute glande s’atrophie quand on oblitère son canal excréteur. C’est un fait acquis et connu en ce qui concerne le foie, le rein, le pancréas, la parotide, la mammelle. Mais on est bien moins renseigné sur le sort du testicule privé de ses voies déférentielles ; il existe à ce sujet dans la littérature médicale le plus complet désaccord entre les différents auteurs.

Les observations rapportées sont de valeur très inégale, et la nécessité s'impose de distinguer absolument, à ce point de vue, les travaux des chirurgiens et ceux des expérimentateurs.

1° Résultats offerts par la clinique.

Depuis 1894 on a pratiqué souvent, à l'exemple de HARISSON, PAVONE, WITHE, LEGUEU, ALBARRAN et

De AT TS

En

Morz, ete., la section des canaux déférents dans le but de déterminer la réduction de volume de la prostate hypertrophiée. Or, le plus souvent, les divers auteurs ont constaté ultérieurement la conservation du volume des testicules, cela aussi bien dans leurs opérations sur l’homme que dans leurs expériences sur les animaux. (Consult. FLœrsHEIM, 1895.) D'autre part, les chirurgiens aujourd’hui traitent

la tuberculose génitale, — suivant la pratique de BARDENHEUER, — par l’épididymectomie avec con-

servation du testicule en apparence sain. Tous sont unanimes à déclarer que l'organe ainsi privé de ses voies d’excrétion ne subit néanmoins aucune réduction de volume. Outre les 34 cas personnels à Bar- DENHEUER, l'appelons entre autres ceux rapportés par P. BERTHELOT dans une thèse récente sur les résultats éloignés de la tuberculose testiculaire, traitée précisément par les opérations économiques.

Il n'entre pas dans notre plan de signaler tous les faits de cet ordre publiés Jusqu'ici. (Vov. MAUCIAIRE, 1900.) D'autant plus qu'ils ne sauraient à notre avis constituer des arguments valables pour résoudre le problème que nous nous sommes posé.

En effet, presque toujours l'intégrité du testicule a été déduite d’une simple exploration clinique. Mais l'absence de lésions constatée au moyen d'un examen aussi sommaire, peut-elle vraiment démonter l’innocuité pour la glande génitale de la résection de son déférent ? — Bien plus, la découverte d’altérations à l'examen microscopique, si l’on avait songé à le pratiquer, n'aurait pas prouvé davantage les effets noscifs

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