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de la suppression du conduit excréteur. Car un testicule, dont on sectionne le déférent chez un vieillard prostatique, ou dont on résèque l’épididyme bourré de tubercules, ne peut ètre considéré comme un organe sain. Dans le premier cas, il présente des modifica< tions régressives, dites séniles ; dans le second, la tuberculose épididymaire agit sur lui de la même façon, et peut-être même avec une intensité plus grande, que l'interruption du déférent, dont nous démontrerons plus loin les effets nuisibles. Comment dès lors faire le départ rigoureux, dans les modifications de la glande, entre ce qui revient d’une part à l'interruption des voies d’excrétion et d'autre part à la maladie cause de l'intervention ? Et nous ne parlons pas des lésions cadavériques fatales qui viennent par surcroit compliquer l'interprétation des résultats. — Nous ferons remarquer plus loin que le choix du Chien est mauvais pour les expériences sur le testicule. Les mêmes circonstances, qui entachent d'erreur les recherches poursuivies sur cet animal,.se retrouvent encore chez l’homme et restreignent la valeur des résultats obtenus sur lui. En effet, abstraction faite des objections précédentes, il importe de se rappeler qu’on est presque toujours mal renseigné sur les antécédents génitaux des malades. Ensuite, il existe dans l’état du testicule des variations individuelles considérables, dont les causes multiples (maladies anciennes, habitudes génitales de l'individu, ete.) sont mal connues. Enfin nos connaissances relatives à la structure normale du testicule humain laissent beaucoup à désirer. On comprend dès lors à quelles difli-
Pro cultés on se heurte dans l'appréciation des lésions testiculaires chez l'homme, surtout avec un nombre d'observations presque toujours insuffisant.
En somme, pour la solution du problème que nous nous sommes posé, les faits fournis par la clinique n'ont apporté jusqu'à présent aucun argument valable et utilisable.
2 Résultats fournis par l'expérimentation.
Brissaup (1880) lie le canal déférent chez une trentaine de Lapins adultes qu'il partage en deux lots :
Les uns sont isolés, les autres cohabitent avec des femelles. Les premiers ne présentent aucune altération testiculaire. Chez les autres, peu de temps après la ligature, on s'aperçoit que la spermatogénèse s’accomplit avec une extrème rapidité, exaltation passagère à laquelle fait suite une disparition progressive des cellules séminales.
Deux mois après la ligature, il ne reste plus que des tubes diminués de diamètre, aplatis, avec une ou deux rangées de cellules qui leur donnent l'aspect de canaux séminifères des adolescents. Du côté de l’épididyme on note dans les premiers jours de la tuméfaction et un état variqueux: au microscope les tubes sont dilatés. Plus tard, il existe de la prolifération conjonctive inter-canaliculaire et l’épithélium vibratile perd son plateau, ses cils (?) et se transforme en simple épithélium de revêtement à cellules cubiques.
En résumé, chez les Lapins cohabitant avec des femelles, Brissaup à trouvé un mois après la ligature du déférent, le testicule altéré et revenu au stade impubère. S'il n’a pas observé de lésions plus accusées
EE FÙ — peut être doit-on incriminer la durée assez faible de ses expériences. Il ne cherche pas à expliquer la divergence des résultats qu'entraine la section du déférent chez les Lapins isolés et chez ceux vivant avec les femelles. Mais Grirrirns (1895), croit en avoir trouvé la raison dans le fait que ce voisinage des femelles est pour le testicule une cause puissante d’excitation qui manque chez les animaux isolés. Il n’est pas dès lors étonnant de voir l'organe en suractivité fonctionnelle, souffrir de la privation de son canal déférent davantage que celui qui présente un travail sécrétoire ralenti et qui-trouve, dans la lonoueur des canaux épididymaires, un réservoir suffisant pour évacuer le peu de sperme qu'il sécrète. En somme la stase spermatique n’entraine pas de lésions parce qu'elle est réduite au minimum.
Par l'injection d’une solution d'azotate d'argent au 1/100 pratiquée dans le canal déférent de Chiens adultes, MALASSEZz et TERRILLON (1880), ont provoqué l'apparition d’une épididymite.
Les lésions évoluent en deux phases : 1° Pendant la période aiguë on note des lésions « catarrhales » du déférent et de l’épididyme, ces dernières surtout manifestes au niveau de la queue. Le testicule est sain. ?° Plus tard, l'inflammation passe à l'état chronique; elle s’atténue et disparaît des parties supérieures de l’épididyme vers les parties inférieures; mais là, au niveau de la queue, la lésion est désormais profonde, dépasse l’épithélium et retentit sur le tissu conjonctif intercanaliculaire (infiltration embryonnaire, parfois abcès et sclérose consécutive). Le testicule cesse alors d'être indemne, il s’atrophie. Les tubes séminifères sont diminués de volume, la lumière est