ÉTUDE
LES MUCORINÉES
Je n’ai pas la prétention de présenter une monographie de toutes les Mucorinées, mon but est de donner ici, en des articles distincts, un résumé que je tâcherai de rendre aussi clair que possible des observations que j’ai faites durant le cours de cette année; m’efforçant de n’avancer que des faits que je peux prouver à l’aide de préparations microscopiques et évitant autant que possible les hypothèses douteuses qui ont souvent entravé la marche de la science au lieu de la faire progresser.
Ce travail a déjà été maintes fois entrepris par des savants dont le mérite est incontestable. Aussi ai-je longtemps hésité avant de commencer cet opuscule.
M. le docteur Marchand, à qui je demandais conseil au commencement du mois de mars de cette année, m’a encouragé à prendre ce sujet pour
thèse. Je me suis décidé avec la pensée que s’il était impossible de trouver quelque chose de nouveau, je pourrais du moins renouveler quelquesunes des observations intéressantes qui ont été faites sur ces plantes. Aujourd’hui je viens soumettre mon travail à votre appréciation, réclamant l’indulgence de mes juges, et je me permets de faire ressortir combien les moyens d’étude dont je disposais étaient défectueux. J’ai dû travailler dans un laboratoire beaucoup trop petit et me contenter des courts loisirs que m’ont laissé ma clientèle et les deux examens que j’ai dû préparer et subir ces mois passés. Je vais être obligé de parler d’un grand nombre de plantes que je n’ai obtenu que sous une de leurs formes de reproduction, parce que je considère cette étude plutôt comme une promesse pour l’avenir que comme une oeuvre terminée.