‹ Étude sur les Mutillides du Muséum de ParisChapitre 1 sur 52 · Étude sur les Mutillides du Muséum de Paris · texte numérisé non relu

Étude sur les Mutillides du Muséum de Paris

Sous l’actiu» et intelligente direction de M. le Professeur E.-L. Bouvier. le Muséum de Paris vient d’entrer dans la voie féconde, depuis longtemps ouverte par la plupart des Musées étrangers, de la communication de ses richesses aux spécialistes. C'est à ce titre que j’ai reçu la mission intéressante de reviser la famille des Mutillides. et les pages qui suivent sont le résultat de cet examen.

J’avais espéré un instant pouvoir, avec l'aide des matériaux (pii m’étaient confiés, tenter un essai de classilication générale, en créant, pour l'immense genre Mutilln, un certain nombre de coupes qui en eussent beaucoup facilité l’étude. Mais j'ai dû bientôt reconcer à cet espoir, car si j'ai pu, dans mes travaux antérieurs, indiquer quelques lignes de cette division en ce qui concerne exclusivement les Mutilles de la région paléaretique. j’ai bien vite reconnu mon impuissance en regard de la légion bien autrement nombreuse et encore mal connue des Mutilles exotiques. En effet, le grand genre J latiUn, dans son acception la plus large, comprend aujourd'hui plus de 1.300 espèces sur lesquelles l’Amérique seule en compte près de 800. eL le Muséum de Paris, malgré sa richesse relative, ne possède pas le tiers des formes décrites. Cette circonstance défavorable esL déjà une cause d’impossibilité pour un travail (pii exigerait (h* son auteur la faculté d'embrasser, dans une vue d’ensemble, au moins la majeure parti* 1 des tvpes connus. Mais, cette condition d'examen général serait-elle réalisée, qu'on se heurterait encore à une difficulté sérieuse résultant de l'ignorance à peu près complète où nous sommes, pour les espèces d'outre-mer. de la concordance des sexes qui presque tous ont été décrits isolément, sans qu’il soit possible de les apparier avec quelque vraisemblance.

Ami. Soc. Enl. Fr., lxyji, isox.

Ernest An due.

Pour res motifs faciles a comprendre, j'ai dû me borner, dans les pages qui suivent, à réviser, d’après les tvpes. quelques descriptions incomplètes, et surtout à décrire les espèces nouvelles. J'aurais pu aisément multiplier le nombre de ees dernières, si je n'avais jugé préférable de laisser de côté quelques échantillons que leur médiocre état de conservation ou leurs caractères peu saillants ne me permettaient pas de considérer avec candi Inde comme inédits, surtout en présence du grand nombre de descriptions incomplètes et sans lien entre elles données par certains auteurs. J’ai donc mieux aimé passer sons silence ces formes litigieuses, plutôt que d'encombrer la science de noms nouveaux, destinés à disparaître quand la comparaison avec les types aurait démontré l'identité de ees espèces supposées avec d’antres précédemment décrites. Cette circonspection s'imposait surtout pour un certain nombre de males dont beaucoup sont très semblables entre eux, ne se dilïërenriant que par des caractères assez faibles et non signalés par les auteurs, de sorti' qu'il est presque impossible (le les déterminer sûrement, la plupart des descriptions anciennes pouvant s'appliquer avec la meme \raisomblance à plusieurs espèces distinctes. Comme, (l'autre part, il est probable que ces males appartiennent à des femelles déjà connues, mais auxquelles ils n’ont pu être rapportés jusqu'à ce jour, il est peu regrettable de les laisser pour le moment à l'écart, puisque les noms qu’on pourrait leur imposer feraient, dans la majeure partie des cas, double emploi avec ceux que portent déjà leurs femelles.

Disons en terminant que la collection du Muséum de Paris se compose, pour la majeure partie*, de celle du D r Sichel. qui a servi de base* à la Monographie des Mu tilles de l’Ancien Continent, écrite avec la collaboration du général Radoszkowskv et publiée par ce dernier après la mort de* Sichel survenue en 1808. Elle comprend donc une partie dos tvpes de cette monographie, ainsi que quelques-uns de ceux d'Olivier, et cette circonstance nu* permettra (le préciser, d’après ces individus t\ piques, les caractères de certaines espèces insuffisamment décrites et d'indiquer quelques synouvmies.

Genre .tplerogyna Latr.

Page 1