Mutilla Saussurei Sicli. Kad
1 lulilln Saussurei Siebel et Radoszkowsky, Horae Soc. eut. Ross., VI. 18(><), p. 291),
o Ce male a été décrit d'après un seul exemplaire sans tète, prove-
Les Mulillides du Muséum de Paris.
nant de Guinée et qui se trouve aujourd'hui dans les cartons du Muséum. Un autre individu, rapporté 1 par M. Hloyot, d’Uruguru (Afrique orientale;, et appartenant également au Muséum, me paraît mi être une variété, et cette circonstance me permet de compléter ainsi la description des premiers auteurs :
Tète arrondie, à peu près aussi longue que large et un peu moins large que le thorax. Yeux grands, fortement échancrés en dedans, distants des mandibules d’une longueur à peu près égale au troisième article du funicule; ocelles médiocres et très groupés: antennes avec le second article du funicule à peu près égal au troisième. La tête eM grossièrement poncluée-réticulée ou même ridée-réticulée ainsi (pie le pronotum, le mésonotum et le scutellum: au fond des mailles formées par cette réticulation on aperçoit ordinairement un point enfoncé entouré d’un rebord saillant. Pronotum rectiligne en avant avec les angles antérieurs accusés, son bord postérieur nettement et un peu obtusément anguleux; scutellum plan, lamelliforme, deux fois plus large que long , bisinué en arrière, ce qui rend les angles postérieurs dentiformes; métathorax concave en arrière avec les côtés comprimés, tranchants, et les angles supéro-latéraux prolongés en un fort lobe dentifonne. aplati et arrondi au sommet; sa face supérieure est ridée-réticulée à larges mailles, ne présentant pas de points enfoncés dans leur intérieur. Abdomen sessile, assez fortement ponctué; premier segment orné d’une touffe de poils jaunâtres de chaque côté de son bord apical; second segment paré en arrière d’une bande assez étroite de même pubescence, fortement interrompue au milieu: troisième segment avec line bande semblable, plus large et également interrompue. En dessous, le premier segment est muni d’une carène terminée en avant par une dent, et le second segment porte* une carène médiane, n’atteignant pas tout à fait le sommet e( terminée en arrière par une petite dent. Ailes obscures, violacées, stigma non épaissi, cellule radiale large et tronquée au sommet, deux cellules cubitales fermées dont la seconde reçoit une nervure récurrente un peu avant son milieu. Pattes hérissées de. poils blancs, éperons jaunâtres. — Long. 18-11) mill.
L’exemplaire d'Urugum se distingue de l’individu typique par le métathorax noir et par l'absence de bande jaunâtre au bord apical du second segment.
Un autre individu, faisant partie de ma collection, et provenant de Sierra-Leone (Mon/uenjs), est absolument semblable au tvpe, avec cette différence assez remarquable que les deux bandes interrompues, au lieu d’orner les deuxième et troisième segments, sont reportées sur h*
Ann. Soc. En(. Fr., i.xvii, 18!>8. 2
Ernest André.
troisième et le quatrième. Gomme tous les autres caractères sont identiques. je considère cet exemplaire connue une simple variété que je nommerai var. riisshniUs.
Cette espèce est extrêmement voisine de M. Mocqtienj. si André, de Sierra-Leone, et appartient au même groupe de males caractérisés par la forme particulière du sculellum et du métathorax (1). L v )lorquenjsi\ dont le Muséum possède également un exemplaire recueilli par ;M. Klein, à Landana (Congo), s’en distingue par son thorax entièrement noir, son scutellum largement échancré en arc à son bord postérieur, par l’absence de bande pâle au sommet du second segment et par la bande du troisième segment qui n'est pas interrompue en son milieu.