‹ Étude sur les Mutillides du Muséum de ParisChapitre 12 sur 52 · Mutilla spinifera · texte numérisé non relu

Mutilla spinifera

Mntilln spinifera Olivier, Eneyel. métbod. Insectes, VIII, 1811, p. ot). Ç.

ç Cette remarquable espèce est encore insuffisamment décrite et a été ligurée d'une façon peu reconnaissable par Siebel et KadoszkOwsky sur la planche Vil, fig. 7, de leur monographie. Je ne crois donc pas sans intérêt d’en donner une description supplémentaire d'après le type d’Olivier conservé dans les collections du Muséum de Paris :

Corps entièrement noir, antennes et pattes d’un brun-rougeâtre foncé. Tète arrondie, à peine, plus large que longue, un peu plus étroite que le thorax, fortement ponctuée-rétîculée, densément revêtue de pubescence noire. Yeux ronds, très convexes, rappelant ceux du sous-genre Ephuta (= Sphaerophthnhnn Blake), éloignés de la base des mandibules d'une longueur à peu près égale à leur diamètre; mandibules assez étroites, acuminées au sommet; antennes robustes, leurs articles intermédiaires lias plus longs ou faiblement plus longs que larges. Thorax court, un peu plus large en son milieu que long sur sa ligne médiane, tronqué et rectiligne en avant, avec les angles antérieurs nettement dentiformes; il s’élargit faiblement après ces angles, puis se rétrécit fortement en arrière: il est muni latéralement d’un faible denticulo un peu après la dilatation médiane, puis il s’étrangle sensiblement et est armé de chaque coté, après cette contraction, d’une forte dent spiniforine, recourbée en arrière. Sa face postérieure est nettement et obliquement tronquée, sans trace d’onglet scuiellaire. Le thorax est grossièrement ridé-réticulé en dessus, avec les pleures pres-

(1) C’est par inadvertance que, dans ma description de Mocquerysi {Ann. Soc. eut. Fr ., 189i, p. G72), je n'ai pas mentionné celte forme du métathorax en tout semblable à celle de Saussurei que je viens de définir.

Les Mutillides du Muséum de Paris.

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que lisses et luisantes, et il est hérissé eà et là (le longs poils pâles, plus abondants et plus couchés sur la face déclive du métanotuni. Abdomen subsessile, Sun premier segment court, beaucoup moins large (pie le segment suivant, mais assez plat et sans étranglement sensible à sou bord postérieur qui est longuement cilié <le poils pâles. Second segment convexe, s’élevant beaucoup au-dessus du premier en une gibbosité basale, arrondie, très distincte quand l’insecte est examiné de profil. Ce segment est très grossièrement ridé-réticulé en dessus, assez luisant, sauf sur la partie gibbeuse qui est moins grossièrement sculptée et recouverte d’une dense pubescence noire, veloutée: le bord postérieur du même segment est assez densément cilié de poils jaunâtres, formant une bande médiocrement large et interrompue au milieu par une tache de pubescence noire velouté» 1 . Les troisième et quatrième segments sont entièrement revêtus de pubescence jaunâtre, et le dernier segment est muni d'une aire pygidiale plane, mate et irrégulièrement rugueuse. En dessous, le second segment est peu densément mais assez fortement ponctué, cilié à son bord postérieur de poils pâles ainsi que les trois suivants. Pattes hérissées de poils pâles, avec les épines noires et les éperons blanchâtres. — Long. 12 mill.

Indiqué d'Afrique, sans autre désignation. Je ne serais pas très étonné que cette indication fut erronée et que l’insecte fut américain ou australien.

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