‹ Étude sur les mystères au moyen âgeChapitre 2 sur 35 · Ihid · texte numérisé non relu

Ihid

5. Bibliothèque de l'École des chartes^ Rappoit de M. Gaston Paris, pasnm

4 BEVUE ARCEtËOLOGIQUE

On représente aussi dans l'Église « ta fournaise oii les étoupes font une grande flamme au milieu de laquelle les trois jeunes Israélites chantent leur cantique pendant qu'à cdté d'eux apparaît le Fils de Dieu »'.

Nabuchodonosor, assis sur son tr6ne, préside à l'exécution de ses ordres.

D'abord enfermée dans le chœur, « la représentation s'empare bientôt de la nef; elle sort même de l'église et s'appuie au porche ; le chœur restant encore à l'intérieur l'accompagne de chants liturgiques »*.

De siècle en siècle, les représentations prennent plus d'ampleur. Au xus apparaît le Drame des Vierges où, pour la première fois, nous voyons im décor construit : celui. d'une gueule de dragon figurant l'enfer.

La première représentation qui nous paraît sortie de l'église est celle du Drame d'Adam : il se joue sous le porche des cathédrales, par conséquent à la porte même de l'église * ; la foule est

Voir aussi : Ordinarium liovum seamdum uswn eeclesix Cenonwnensis, reproduit dans Dom Piolîn, Recherches sur les Mystères représentés dans te Mnine. Angers, 1858, pages 7 et 8.

Dom Martène, De antiquis Ecclesiis ritibus, t. III, col. 482.

Charles de Beaurepaire, ftouveau Recueil de notes kisloriques et archéologiques concernant le département de la Seine-Inférieure et plus spécialement la ville de Rouen. Rouen, 1888, in-3°.

Procès-verbal de lavisile archiépiscopale des chapelles de lumétropole en i&3Q, par tSs' de Joyeuse, p. 394. XXI. Chapelle de la Tdaité, dite des BriencboDS, dile aussi de Notre-Dame-du-Jardin ou des Jardins...

Dë3l436, ta conrrériedu Jardin avait son siège dans celte chapelle où se trouvait Bguré en peinture ou en sculpture, un jardin avec des fleurs, pour servir de scèoe au trépas de la Sainte Vierge et à la représentation du Myslire de l'Assomption.

En 1506 le chapitre interdit l'usage de faire paraître, dans cette chapelle, & l'occasion de la fêle de l'Assomption, des hommes habillés à l'instar des apAtres el des diables avec masques et marmousets.

Le chanoine Guill. Carrel, dans le coutralde fondation de celte chapelle daté du 26 janvier 1413, parle de a l'auto de la chapelle de la Trinité où l'on fait la Mystère de l'Assomption de N.-D. ».

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