Hone, Ancient Mysleries described, Londres
5. C. Chevalier, Archives communales dWmboise, p. 53. Comptes de la ville d'Amboise, AA. 131, du 2 décembre 1500. Entrée solennelle d'Anne de Bretagne, fo8.
Dans le Mystère du Vieil Testame7it on trouve cette mention qui peut nous faire rire : « Ici se promène Nabuchodonosor, le maréchal, le premier maître et le deuxième de l'artillerie faisant manière de regarder Tordonnance des gendarmes. »
Comme nous Tavons expliqué plus haut, le Nabuchodonosor des Mystères n'est pas le roi de l'Écriture ; c'est un prince du XV* siècle qui vit selon son temps : il a les passions, les senlements et les mœurs de son auditoire. Il n'est donc pas si ridicule de l'entourer ainsi; il le serait davantage, étant donné l'esprit du rôle, de représenter ce roi avec des Asiatiques de dix siècles avant notre ère.
On s'étonnera, du reste, encore moins des anachronismes des Mystères au xvi® siècle, lorsqu'on se rappellera que durant le Congrès de Vienne, au xix* siècle, au milieu des fêtes qui furent données dans la capitale de T Autriche à l'occasion de cette réunion de souverains et de diplomates qui décidaient du sort de l'Europe, le premier théâtre de cette ville monta splendidement une pièce intitulée Comédie sacrée de David qui depuis 1806, avait déjà fait le tour de l'Allemagne.
On voyait dans cette pièce cinq cents hommes des troupes autrichiennes figurant des Philistins, des Juifs ou des Amaléciies avec fusils et bayonnettes, livrer sur la scène un combat de mousqueterie des plus nourris. Les empereurs Alexandre et François, le roi de Prusse et les plus fins diplomates d'alors, princes de Bé- ^
névent ou comte de Nesselrode, ne se faisaient pas faute d'assister à ce spectacle, qui est resté un des plus remarquables dans les annales des pompes et des fêtes de la monarchie autrichienne.
Dans la Passion de Jésus-Christ, les centurions portent une armure complète avec bassinet; les saintes femmes ont les habits que portaient les princesses de la cour dans les jours de grande fête ; elles étaient quelquefois décolletées, et même, à en croire certains chroniqueurs*, d'une façon assez provocante pour qu'il en résultât des accidents désagréables au Christ et