‹ Étude sur les mystères au moyen âgeChapitre 6 sur 35 · Petit de JuUevilie, passim, t. II, p · texte numérisé non relu

Petit de JuUevilie, passim, t. II, p

12 REVDE ABCHËOLOGIQUE

En 1516, l'amphilhé&tre d'Autun était en bois équarri et « contenait deux cent «quarante chambres entièrement dislincles, de sorte que ceux qui étaient dans l'une ne pouvaient accéder à l'autre, et que ceux qui étaient dans les chambres supérieures ne pouvaient incommoder ceux qui étaient dans celles du bas »*. Toutes ces cellules étaient séparées au moyen de parois intermédiaires en bois et revêtues de lambris. Les loges étaient garnies de barrières « sur le regard du jeu pour garder de tumber avec une poste à travers à cause des petis enfans » ; on y parvenait par un escalier extérieur*. Là, prenaient place les gens d'église, nobles, sénateurs, chevaliers, gentilshommes, patriciens de ta cité. Dans la cavea ou partie inférieure, les degrés et les bancs étaient disposés de telle façon que le cercle allait toujours en s'élargissant à mesure qu'on s'élevait; le peuple pouvait s'y placer en foule, à l'abri de toiles de lin qui protégeaient contre la pluie les spectateurs assis ou debout et les acteurs. Ceux-ci couraient au milieu de la cavea où scène théâtrale, et étaient séparés du peuple par un fossé plein d'eau et par d'autres obstacles. Dans cet amphilhé&tre, quatre-vingt mille hommes pouvaient se rassembler sans peine'.

Lorsque les souveruns honoraient ces fêtes de leur présence, on leur construisait de véritables appartements attenant & leur toge*. An Myslèrede Sotnl-Vincent loué à Angers en 1471*, la mu-

1. Petit de JulleTÎIIe, passim, l. Il, p. 106. La description e.a a èlë Taile par Barthélemi de Chasseneuz.

2. tJlysEe Chevallier, Mystères des trois Doms joué à Romans en 1509. Romans, 18S7, p. 20. Ce Mystère a déjà élè étudié au xvm* Bièclo dans le Jounud de Paris, 'a'2Gi, 2i sept, 1787.

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