‹ Étude sur les oiseauxChapitre 5 sur 43 · EXTRAIT D’UN RAPPORT · texte numérisé non relu

EXTRAIT D’UN RAPPORT

FAIT EN MAI 1877, PAR M. GEOFFROY SAINT - HILAIRE , DIRECTEUR DU JARDIN D’ACCLIMATATION , A LA SOCIÉTÉ D’ACCLIMATATION.

Dans plusieurs publications, M. Lescuyer s’est occupé de l’étude des mœurs de nos oiseaux indigènes.

Ces travaux ont attiré l’attention de la Société. Les études comme celles faites par M. Lescuyer sont des guides précieux pour combattre les espèces nuisibles ou pour protéger celles qui profitent à l’agriculture.

ÉVÊCHÉ Chàlons, le le*' juillet 1875.

de

CHALONS - SUR - MARNE Monsieur,

J’ai lu avec le plus grand plaisir votre Etude sur V Architecture des nids. Ce travail, qui a pour base vos observations personnelles, est l’analyse patiente de tous les procédés, de toutes les industries, de toutes les précautions de l’oiseau constructeur. Je n’ai rencontré nulle part une exposition aussi complète de l’art de ce charmant architecte et de ses œuvres.

Des naturalistes plus autorisés diront mieux que moi le mérite d’un livre si original qui enrichit l’çrnithologie de faits

nouveaux ramenés à des principes lumineux et incontestables, d’une admirable simplicité. Mais je tiens h louer ce qu il y a de religieux et de sérieusement philosophique dans votre livre à la fois si gracieux et si technique.

Tandis que le matérialiste et le panthéiste veulent systématiquement tout ramener à une sorte de Dieu-nature, inconscient, fatal, qui n’explique rien, et serait le plus grand des mystères s’il n’était pas une absurde conception, vous. Monsieur, vous montrez dans l’oiseau l’ouvrier du Dieu créateur et providence, ouvrier qui, dès le premier jour, a construit le nid dans une perfection telle, qu’elle ne permet ni progrès, ni changement. « La demeure des hommes », dites-vous, « a varié suivant les siècles, les besoins et les fantaisies : le berceau de l’oiseau a atteint du premier coup sa perfection relative ».

Je souhaite vivement que votre livre se répande et par les principes religieux qu’il professe, et par les progrès qu’il est appelé à réaliser dans la science, et par les conseils qu’il donne au profit de l’utilité publique.

Agréez, Monsieur, l’assurance de mes sincères félicitations.

*f- Guillaume, évêque cle Châlons.

ÉVËCIIÉ DE LANGRES Saint-Dizicr, le 11 août 1875.

(haute-marne)

Monsieur,

\os études sur les nids des oiseaux sont pleines de charmes et d intérêt ; elles sont le résultat d’observations aussi intelligentes que soutenues, et si les savants ont su les apprécier, tous ceux qui vous liront vous sauront gré d’avoir mis en lumière des merveilles qui échappent à bien des esprits distraits.

Vous ne vous contentez pas de montrer la beauté si variée et architecture si savante des nids d’oiseaux ; vous rattachez souvent à vos descriptions des renseignements précieux, de hautes considérations, et ceux dont vous n’aviez voulu faire, ce semble, que des architectes, deviennent des êtres aussi utiles

nrévo van tS ' ^ moralistes do «t la tendresse et la

prévoyance donnent les plus sages leçons.

nrofitahlp Ure ^ V ° tr6 intéressante P°ur tous, sera surtout

] roütable aux agriculteurs : on trouve des pages qui désarme-

raient les dénicheurs les plus barbares, et l’ensemble contribuera à faire bénir cette admirable Providence qui a voulu que les airs, comme la terre et l’eau, aient des habitants pour publier sa gloire.

Agréez, Monsieur, l’assurance de mes sentiments aussi respectueux que dévoués.

f Jean, évêque de Langres.

Page 1