‹ Étude sur les orbites hyperboliques et sur l'existence probable d'uneChapitre 1 sur 15 · AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT

Ce mémoire a été rédigé au mois de décembre 1874, pour être présenté à la session extraordinaire de l'Association scientifique de France, qui eut lieu au printemps suivant à Montpellier, sous la présidence de M. Le Verrier. Une copie du mémoire doit être demeurée aux archives de cette Société, parce que le projet, qui était, annoncé, de publier en un volume les communications faites à cette session de ladite Société, demeura à l'état de projet. Depuis cette époque j'ai eu l'occasion d'apporter au même mémoire quelques retouches, et même d'y ajouter de nouveaux arguments développés dans les notes deuxième et troisième ; tel fut l'objet de la communication que j'ai faite

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à notre Société de Statistique de l'Isère, dans la séance du 28 juillet 1 879. À cette occasion j'empruntai aux archives de notre dite Société un mémoire sur le même sujet, que je lui avait présenté dans ses séances des 17 mars et 15 mai 1862, et qui était demeuré inédit, avec raison à nuoaaviç, car sa rédaction était vraiment par trop diffuse. Toutefois j'en ai extrait quelques arguments, que j'ai refondus dans le présent travail. Cet ancien mémoire devra donc, à mon avis, demeurer inédit daps nos archives^ pour- être exhibé au besoin dans le cas où quelque discussion de priorité viendrait par la suite à être soulevée. *

FRÊA-MBULIP

1. Opportunité de cette étude. — Soit qu'un bolide circule depuis des siècles dans le système solaire, soit qu'il , arrive des profondeurs du ciel pour entrer dans ce système, s'il vient à traverser la sphère mobile où l'attraction terrestre est très prédominante fou ce que je nommerai pour abréger Y Empire terrestre), son orbite rapportée à la Terre considérée comme fixe sera presque purement géobariqûe dans le voisinage de notre planète. Et alors l'orbite géobarique pure sera toujours une hyperbole; puis le bolide, étant ressorti, de l'empire «terrestre, décrira dans l'empire solaire une nouvelle orbite, qui pourra être quelquefois elliptique, surtout si le bolide pénètre dans l'empire terrestre mobile en marchant au-devant de lui. Dans ce cas, en effet, la vitesse relative du bolide rapportée à la Terre considérée coaime'iixe, prise à l'entrée du bolide dans l'empire terrestre, peut approcher de la somme des

SUI\ LES ORBITES HYPERBOLIQUES. â

vitesses héliocentriques du bolide lui-même et de la Terre, somme qui, pour les orbites géobariques, dépasse de beaucoup la vitesse parabqhque relative à l'empire solaire. Cette remarque s'applique à plusieurs Essaims d'étoiles filantes, car leurs points radiants se lèvent vers minuit à l'époque du passage de ces Essaims. Si d'autres Essaims pénètrent dans l'empire terrestre en sens contraire, en l'atteignant par derrière, leur vitesse relative d'entrée pourra se réduire presque à la différence des deux vitesses de la Terre et de l'Essaim rapportées au Soleil. Alors les bolides qui deviendront incandescents en effleurant notre atmosphère, divergeront de points radiants qui se coucheront vers minuit dans la saison de' l'apparition.

Dans l'un et l'autre cas, il faut connaître les propriétés des orbites hyperboliques, si l'on veut se rendre compte des mouvements des bolides dans l'empire sblaire, avant et après leur' passage au travers de l'empire terrestre enclavé dans l'empire solaire. Il sera donc peut-être intéressant de; faire connaître quelques propriétés remarquables des orbites hyperboliques, dont la plupart sont applicables à une dfes questions à l'ordre du siècle, sinon à l'ordre du jtmr. Toutefois i\ faut ici se rappeler que tout chercheur qui manque d'érudition est exposé à trouver des choses déjà connues ; je ne saurais donc rien affirmer sur la nouveauté de ce que j'ai trouvé. Et lors même que j'aurais eu la chance de trouver des choses neuves et intéressantes, il serait presque sûr que d'autres chercheurs couvaient eh secret les mêmes idées, en même temps que moi. Cette simultanéité de recherches silencieuses est la conséquence presque inévitable de la vérité des découvertes. Il en est tout autrement des idées faussée, car, si 4a vérité est une, l'erreur est au contraire indéfiniment multiple.

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