CONCLUSIONS
Dans le cours de l’alcoolisme chronique, il peut survenir des accidents paralytiques, localisés surtout aux membres intérieurs et supérieurs, mais principalement aux inférieurs ; leur évolution clinique varie suivant plusieurs types : tantôt ce 11e sont que de simples parésies, s’accompagnant parfois d’incoordination motrice, tantôt ce sont des paralysies à évolution lente, chronique, tantôt enfin ce sont des paralysies, qui se généralisent assez rapidement et qui empruntent alors le masque d’une affection médullaire aiguë.
Elles s’accompagnent dans la majorité des cas d’atrophie musculaire, de troubles trophiques et vaso-moteurs (altération de la peau, des ongles, escharres, et surtout œdème), de troubles de la sensibilité. Ceux-ci se caractérisent par les symptômes suivants: troubles subjectifs, apparaissant au début, et consistant en douleurs très vives, en fourmillements etc., hyperesthésie souvent intense des téguments des membres inférieurs et supérieurs, s’accompagnant parfois de diminution dans la sensibilité du tact, et de retard dans la perception des sensations ; l’anesthésie qui peut accompagner également l’hyperalgésie, succède souvent à l’hyperesthésie. Elle est surtout fréquente dans les formes à évolution rapide.
La paralysie alcoolique se localise habituellement aux membres, respectant la face et les viscères.
Le réllexe tendineux est aboli.
Grave et fatale dans les formes les plus rapides, qui évo-
luent en quelques semaines, mais le plus habituellement en quelques mois, son pronostic est plus favorable dans les formes chroniques, susceptibles de guérison ou du moins d’amélioration.
Les lésions anatomiques qui caractérisent la paralysie alcoolique, dans ses diverses formes, sont des lésions dégénératives des nerfs périphériques (névrite parenchymateuse), respectant la moelle et les racines médullaires. Ces lésions, plus ou moins généralisées suivant les formes cliniques, font des paralysies alcooliques une des variétés des « névrites multiples ».
INDEX RIBL10GHAPHI0UE