‹ Etude sur les paralysies alcooliquesChapitre 25 sur 54 · OBSERVATION XVI · texte numérisé non relu

OBSERVATION XVI

Paralysie des extenseurs dans le cours d’une cirrhose. — Dreschfeld-Brain

July 1885 p. 200.

Un homme, âgé de 38 ans, souffrait depuis longtemps d’un; cirrhose alcoolique du foie; dans le cours de cette maladie il fut pris d’une faiblesse des bras et des jambes. Lors de son admission à l’hôpital, 22 mai 1884, outre la paralysie très accusée, il était atteint d’ascite, d’hypertrophie de la rate; atrophie et paralysie notables dans les extrémités inférieures, affectant particulièrement les muscles innervés par le radial, les interosseux postérieurs, et le domaine du nerf médian, également accusées à droite et à gauche. Dos de la main œdémateux. On observait également une paralysie des extrémités inférieures, affectant surtout les extenseurs des orteils et du pied. Du côté du système sensitif, on observe surtout une perversion du sens de la température ; le malade sent tous les objets qu’on place sur ses bras ou sur ses jambes, comme s’ils étaient froids. (J’ai trouvé ce symptôme comme un fait assez fréquent dans la paralysie alcoolique.) Absence de réflexes tendineux et de réflexes superficiels.

Réaction de dégénérescence marquée du côté des muscles.

Organes des sens normaux,

Symptômes cérébraux consistaient surtout en rêves, etc. Mort sans autopsie.

OBSERVATION XVII (résumée) inédite.

Pue à l’obligeance de M. Lancereaux. - Cirrhose du foie d'origine alcoolique

(ictère avec hémorrhagies) ; puis paralysie douloureuse des membres inférieurs et supérieurs ; hyperesthésie intense. Mort avec des accidents

hépatiques. — Pas d'autopsie .

X..., cuisinière, âgée de 45 ans, était atteinte depuis longtemps de troubles alcooliques divers (rêves, cauchemars, troubles gastriques, etc.), lorsqu’elle fut prise d’accidents plus graves, caractérisés par de l’ictère et des hémorrhagies multiples, sous la dépendance, vraisemblablement, d’altérations hépatiques.

Pendant le cours de ces accidents, elle ressentit à plusieurs reprises des douleurs d’une intensité extrême dans les membres inférieurs, qui l’empêchaient entièrement de dormir, et le sommeil n’était obtenu qu’après l’administration d une forte dose de chloral ; parfois, même dans la journée, elle prenait de nouvelles doses de chloral pour échapper aux douleurs intenses qu’elle ressentait.

Huit à dix jours après le début de ces accidents, elle se trouva dans l’impossibilité de rester debout, et plus lard, de sortir de son lit ou de faire aucun mouvement; les mains et les membres supérieurs participaient également à cette paralysie, mais moins que les membres inférieurs. Les pieds étaient étendus sur la jambe, les orteils fléchis sur la plante du pied. Elle était atteinte, en outre, d’une hyperalgésie extrême presque généralisée.

ans les derniers temps, les jambes se fléchirent sur les cuisses, et jusqu’à I apparition des accidents ultimes, elle conserva cette attitude; la paralysie n était survenue là que comme complication d’une affection déjà ancienne, relevant de l’intoxication alcoolique; elle succomba à des accidents hépaîques (fièvre, hémorrhagies diverses, sécheresse de la langue, ictère, etc.).

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