‹ Étude sur les phénomènes observés du côté sain chez les hémiplégiquesChapitre 24 sur 28 · ETC · texte numérisé non relu

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de la main droite est en voie de guérison. Les réflexes sont toujours exagérés des deux côtés ; pas de trépidation épileptoïde ni de tremblement.

La sensibilité au contact et à la douleur semble exagérée dans tout le côté sain et normale dans le côté paralysé. Il en est même pour la sensibilité à la température.

Avec le chariot de du Bois-Reymond, on note les chiffres suivants :

Côté sain Côté paralysé MAT ne 10 OX 9 AVANT DTA, RUN LT 1e 9 BTS EN MS AI 9 PAC ST a se LOS 9 1/2 AIDE NN mr er il 8 1/2 CHHESO NT be ere. el 8 1/2 HACORET e te at don TE 8 1/2 30 novembre. — La malade est toujours dans le même état,

l’aphasie persiste ; la malade peut faire des mouvements un peu plus considérables avec le bras droit.

L’hyperesthésie persiste toujours du côté gauche (sain) sans cependant augmenter. Avec l'électricité les résultats sont les mêmes que ceux de la dernière fois.

La température des membres est la suivante : avant-bras droit, 81°,8; avant-bras gauche, 830,2 ; température rectale, 37°,2

6 décembre. — Les phénomènes déjà observés continuent. La motilité est en partie revenue du côté paralysé; mais l’aphasie persiste, mais diminuée. Les réflexes sont toujours exagérés des deux côtés. surtout à droite. Pas de trépidation épileptoïde ni à droite, ni à gauche, On constate des mouvements associés assez marqués.

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OBsERVATION XXII (personnelle)

(Service de M. le professeur Teissier)

Rétrécissement mitral. — Hémiplégie gauche. — Mouvements athétoides.

Antoinette L...,quarante-quatre ans, lingère, entre le 26 août 1892, salle des Troisièmes-Femmes, n° 20.

Mère morte à vingt-cinq ans de fièvre cérébrale. Père âgé de soixante-douze ans, bien portant. Une sœur morte en bas âge; un frère et une sœur vivants. Rougeole à dix ans ; à onze ans, première attaque de rhumatisme.

Il y à quatre ans que la malade a ressenti son affection cardiaque, et cela d'une façon subite. Au mois de juin 1892, la malade prend une attaque de rhumatisme et un médecin appelé diagnostique un rétrécissement mitral.

Le 14 août, pendant son repas, la malade raconte que sa bouche s’est subitement tordue ; sa figure a grimacé. Son membre supérieur gauche est devenu impotent ainsi que le membre inférieur du même côté. Elle n’a pas perdu connaissance ; elle a seulement rendu ses aliments.

Aujourd’hui la force est légèrement revenue dans les membres, surtout au membre inférieur; la malade peut marcher en traînant la jambe gauche ; elle soulève son bras gauche au-dessus du plan du lit; mais la main est inhabile. A la face, les traits sont tirés du côté droit; la malade ne peut siffler et si elle essaye, la commissure droite des lèvres descend plus bas que la gauche. La langue ne paraît pas déviée. Pas de manifestation articulaire.

16 septembre. — On constate depuis deux ou trois jours des mouvements involontaires dans la main gauche. Ces mouvements consistent en flexion de la main sur l’avant-bras ; en extension forcée des doigts, surtout de l’index ct en Ccartement des doigts.

le Ils sont lents et rappellent des mouvements athétoïdes. Au niveau des orteils, on observe aussi de très légers mouvements.

21 octobre. — Nous examinons une première fois la malade et nous observons les phénomènes suivants :

Température.— Température rectale 37 degrés, bras droit 34°,5, bras gauche 34 degrés.

La force musculaire prise au dynamomètre est de 10 kil. pour la main droite et 3 kil. et demi pour la main gauche, La force est diminuée dans les membres inférieurs. La sensibilité au contact et à la température est plus grande pour le côté sain que pour le côté paralysé.

Les réflexes sont exagérés des deux eôtés.

3 novembre. — En examinant la malade, on constate les phénomènes suivants :

Température. — Rectale 3:°,2, bras droit 359,3, bras gauche 34 degrés.

Force musculaire. — Maïn droite (saine), 10 kil. Main gauche, 5 kil. La force est diminuée dans les membres inférieurs, surtout dans la jambe gauche ; cependant la malade peut se tenir debout et marcher.

Réflexes. — Les réflexes rotuliens sont exagérés du côté sain comme du côté paralysé. Les réflexes radiaux sont, eux aussi, notablement exagérés.

On ne remarque pas de trépidation épileptoïde.

La malade présente un tremblement très marqué dans la main et dans le bras droit. Ge tremblement existe aussi du côté paralysé mais il est moins marqué que du côté sain.

Le bras gauche est toujours le siège de mouvement athétoïdes déjà signalés.

Mouvements associés. On ne constate pas Ja présence de mouvements associés.

Sensibilité. La sensibiitlé au contact et à la douleur est affaiblie dans le membre paralysé et semble normale dans le membre sain.

Si on examine la malade par l'électricité et avec le chariot de du Bois-Reymond il faut les écartements suivants pour que la

malade sente :

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Côté droit sain Côté gauche

paralysé Man ee ER TO 8 AVANT PraS EL re CES 7 1/2 BTS ARR at EN re 0e 8 PAT SE En rre dhe 8 JDD FER oniee) 1) e CHIC ee AR OO ELIE tte ADAOMIENS NE ET IERO 8

Pression artérielle, — La pression artérielle est la suivante: Radiale gauche, 14 centimètres. Radiale droite, 16 centimètres.

10 novembre. — La malade est toujours dans le même état; elle sent depuis quatre ou cinq jours des fourmillements et une douleur assez vive dans la jambe droite (saine). Cette douleur est assez forte pour empêcher la malade de reposer.

Les phénomènes observés existent toujours. La recherche de la sensibilité donne les mêmes résultats.

20 novembre. — Rien de nouveau à signaler au point de vue de la sensibilité ou des phénomènes du côté sain. Elle sort de l’hôpital.

8 décembre. — La malade est venue plusieurs fois à la consultation, et ne présente rien de nouveau à signaler, Les mêmes phénomènes persistent toujours.

OBsERVATION XXIII (personnelle)

(Service de M. le professeur Teissier)

Hémiplégie droite. — Aphasie.

Julie A..., rentière, soixante-six ans.

Salle Montazet, n° 10. Entrée le 24 novembre 1892.

La malade est aphasique et ne sait ni lire ni écrire. D'après les renseignements que nous avons pu avoir il ressort : que la malade

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a toujours été assez bien portante ; ancienne domestique elle vivait assez tranquilement de ses rentes. Il y a quinze jours, ses voisins ne l’ayant pas vue depuis quelques jours déjà, allèrent chez elle, et la trouvèrent ne pouvant presque pas bouger et ne pouvant pas parler. Le médecin appelé constata qu’elle avait une hémiplégie droite avec aphasie.

Actuellement on remarque que les traits de la face sont moins marqués du côté droit que du côté gauche. La malade est dans l’impossibilité de remuer le bras et la jambe droite. Si on les soulève, ils retombent lourdement sur le plan du lit. La main droite présente un certain degré de contracture, il existe aussi une légère contracture dans la jambe droite qui fait que la jambe est un peu repliée sur la cuisse. Pas de trépidation épileptoïde

Rien aux poumons ; au cœur les battements sont assez sourds, on ne constate cependant pas de souffle.

Force musculaire. — Avec le dynamomètre, on a pour la main gauche, 6 kilogrammes, et pour la main droite, 0. Aux membres inférieurs, la force musculaire est aussi très diminuée. La malade ne peut marcher; elle est même dans l'impossibilité de se tenir debout.

Réflexes. — On constate une exagération du réflexe rotulien et du réflexe plantaire du côté paralysé et du côté sain. On ne remarque pas de trépidation épileptoïde ni de tremblements.

Mouvements associés. — Nous n'avons pas constaté de mouvements associés.

Sensibilité. — Il est assez difficile d'apprécier exactement la sensibilité de la malade, car elle ne comprend pas toujours très bien ce qu'on lui dit. Cependant, on peut affirmer qu’il existe une diminution de la sensibilité des deux côtés, mais surtout du côté droit.

Avec l'appareil de du Bois-Reymond il faut les écartements suivants pour que la malade nous fasse signe qu'elle sent quelque

chose.

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