‹ Étude sur les poésies lyriques de GoetheChapitre 152 sur 224 · Voir sur cette actrice : Euphrosyne, Leben und Denkinal · texte numérisé non relu

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SECOND LlVRli DES ÉLÉGIES. 263

A l*imposaiile régularilé des phénomènes de la nature, il oppose la destinée irrégulière et capricieuse des homnaes, où le plu? jeune précède souvent le vieillard dans la tombe. Use venge des cruautés du sort en assurant une vie immortelle à celle que la mort vient d'enlever. Il réunit dans un même cadre tous les souvenirs que lui rappellent Euphrosyne, sa grâce dans le rôle d'Arthur % elson funeste talent à feindre la mort; l'art avec lequel elle récitait les prologues qu'il composait; sa confiance, son abandon, son altention à suivre les conseils de son maître; les joies et les sourires communs, et « ce cours rapide et charmant des jours faciles de la vie, dont personne n'estime assez la fuyante valeur ^ j>.

Cette élégie, on le voit, déroule une série de tableaux. Le récit est lent, il s'interrompt volontiers, le poète entremêle de réflexions sérieuses et de pensées profondes les aimables visions où il se complaît.

Une autre élégie, Amyntas, appartient à la même date et au même voyage. Elle fut inspirée par la vue d'un pommier entouré de lierre, sur la route de Schaffhouse à Slaefa. Peu de poésies nous révèlent avec la même clarté le secret de la composition de Goethe et de son génie.

Nous avons insisté à plusieurs reprises sur le caractère propre des images familières à notre poète; nous avons vu qu'il n'étonne pas le lecteur, comme Shakespeare, par i audace et la brusquerie de ses métaphores, par son aisance à rapprocher les objets les plus éloignés, par la constante mobilité de son regard c qui se promène, dans

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