‹ Étude sur les poésies lyriques de GoetheChapitre 180 sur 224 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

Goethe s'était déjà occupé à plusieurs reprises, mais jamais avec suite, de l'Orient et de la poésie orientale. Nous l'avons vu, vers 1773, choisir Mahomet pour le héros d'un de ses poèmes dramatiques : on a conservé la traduction qu'il fit à cette occasion de quelques passages du Coran d'après la version latine de Maracci*. En 1783, il lisait avec le plus vif intérêt et se proposait de traduire les MoallakatSy que William Jones venait de publier en anglais. En 1791, il célébrait, dans une épigramme, un des joyaux de la littérature indienne, Sakonlalay dont Georges Forster lui avait envoyé une version allemande. En 1808, le roman du poète persan Dschami, Medschnun et Leila, charma ses loisirs à Carlsbad ; Tannée suivante il lut avec plaisir le poème de Hammer, Schiririy composé d'après des sources orientales. Quelques feuillets d^un manuscrit arabe du Coran, qu'un officier lui avait rapportés d'Espagne, en 1811, l'attirèrent par la beauté de la calligraphie et du dessin. Mais toutes ces . impressions

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