‹ Étude sur les poésies lyriques de GoetheChapitre 192 sur 224 · GCETHE, IV, p · texte numérisé non relu

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que de vagues indications. On soupçonnait de la part du poêle un amour réel et sincère ; on insistait sur ce vers où le nom de Hatem avait été substitué à celui de Gœthe que demandait la rime* ; on rappelait que le poète n'avait jamais chanté que ses propres sentiments ; on commentait le passage des notes du Divan où Gœthe faisait l'aveu discret de sa flamme 2; maison ne se hasardait pas à prononcer un nom. En 1862, la publication du Journal et de la Correspondance de Sulpice Boisserée leva un coin du voile que vint arracher brusquement, en 1869, M. Hermann Grimm^ dans un article des Annales prussiennes *. Ici, Marianne de Villemer ne nous est pas présentée seulement comme l'héroïne célébrée par Gœthe, mais encore comme l'auteur même de quelques-unes des poésies les plus admirées ; la nouvelle Suleika inspirait à la fois les chansons de Hatem et lui répondait en rivale d'amour et de génie. Une pareille affirmation méritait de faire sensation et scandale, et pourtant elle a été à peine discutée. La plupart des écrivains qui ont eu occasion de parler du Divan depuis la publication de cet article, Hettner^, Gœdeke^, Hillebrand?, enregistrent sans commentaire, comme un fait littéraire acquis et certain, la paternité nouvelle de ces poésies.

M. Duntzer, quia consacré un long article à Marianne de Villemer», nous donne de nombreux détails biogra-

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