Kein Wesen kann zu Nichts zerfallenl
Das Ewige regt sich fort in allen, Am Sein erhalte dich beglûckt!
Das Sein ist ewig ; denn GeseLze Bewahren die lebendigcn Schâtze Aus wetchen sich das AU geschmiickt.
GœTHE, n, p, 288.
spéculations j>, il revient sur ce point à plusieurs reprises dans ses entretiens et dans ses lettres, et les vues qu'il expose à Zelter et à Eckermann ne diffèrent pas des conceptions hardies qu'il avait développées devant Falk à l'occasion de la mortdeWieland.il croit à Téternité de la monade ou de l'entéléchie « dont la nature ne peut se passer. Notre esprit est une essence d'une nature absolument indestructible; il continue à agir d'éternité en éternité* ». Mais cette crovance à l'éternité de la monade ne peut effacer de l'esprit de Goethe la conception du constant devenir de la nature et de ses incessantes métamorphoses, que l'étude et l'observation des phénomènes de la nature y avaient gravée. Ces deux idées qui, dans l'habitude de sa pensée, se concilient en se modérant l'une Tautre, ont chacune leur jour d'intolérance ou de domination lyrannique : le premier lui dicte la poésie qui exagère la fluctuation incessante des êtres, le second lui inspire la réplique et la protestation.
La forme paradoxale dont Gœthe aiguise ses pensées n'est pas la seule cause des interprétations fausses ou inexactes. Il en est une autre encore, que nous avons déjà eu occasion de relever et dont nous avons déploré les effets. C'est l'obscurité de plus en plus fréquente de son style, le mystère où Gœthe aime à plonger ses conceptions, le rôle de sphinx où il se complaît.
On se rappelle la scène comique où Eckermann l'interroge sur les mères du second Faust, et où Gœthe hii répond, en ouvrant de grands yeux : « Les mères ! les mères ! » Cette mystification lui est familière :
« Pourquoi ne t'expliques-tu pas et les laisses-tu pàs-