‹ Étude sur les poésies lyriques de GoetheChapitre 210 sur 224 · Im Grânzenlosen sich zu finden · texte numérisé non relu

Im Grânzenlosen sich zu finden

Wird gern der Einzelne verschwinden. . .

Quelques années après, Goethe dit àËckermann, en lui parlant de la poésie intitulée Testament : « J'ai fait ces vers comme répliqué à mes autres vers : Tout doit tomber dans le néant.,, , vers qui sont sots et que mes amis de Berlin, lors de la réunion des naturalistes, ont, à mon regret, exposés publiquement en lettres d'or^»

En effet, la première strophe débute ainsi, par une vive contradiction de la poésie précédente :

c Aucun être ne peut tomber dans le néant; l'essence » éternelle ne cesse de se mouvoir en tous ; attachez-vous ]> à Texistence avec bonheur. L'exislence est éternelle, ]» car des lois conservent les trésors vivants dont l'univers ]» a fait sa parure^. ^

Dans l'intervalle de six années qui sépare la composition des deux poésies, Goethe avait-il changé d'opinion sur la destinée de l'homme après la mort, sur l'immortalité de Tâme ?

Nous ne le pensons pas. Malgré sa répugnance à scruter un problème qui lui paraît trop loin de notre portée € pour être un objet d'étude journalière et de troublantes

... Es soU sich regen, schaffend handeln, Erst sich gestalten, dann verwandein ; Nur scheinbar steht's Momente still.

Das Ewige regt sich fort in allen : Denn ailes muss in Nichts zerfallen, Wenn es im Sein beharren will.

GœTHE, II, p. 287.

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