Im Grânzenlosen sich zu finden
Wird gern der Einzelne verschwinden. . .
Quelques années après, Goethe dit àËckermann, en lui parlant de la poésie intitulée Testament : « J'ai fait ces vers comme répliqué à mes autres vers : Tout doit tomber dans le néant.,, , vers qui sont sots et que mes amis de Berlin, lors de la réunion des naturalistes, ont, à mon regret, exposés publiquement en lettres d'or^»
En effet, la première strophe débute ainsi, par une vive contradiction de la poésie précédente :
c Aucun être ne peut tomber dans le néant; l'essence » éternelle ne cesse de se mouvoir en tous ; attachez-vous ]> à Texistence avec bonheur. L'exislence est éternelle, ]» car des lois conservent les trésors vivants dont l'univers ]» a fait sa parure^. ^
Dans l'intervalle de six années qui sépare la composition des deux poésies, Goethe avait-il changé d'opinion sur la destinée de l'homme après la mort, sur l'immortalité de Tâme ?
Nous ne le pensons pas. Malgré sa répugnance à scruter un problème qui lui paraît trop loin de notre portée € pour être un objet d'étude journalière et de troublantes
... Es soU sich regen, schaffend handeln, Erst sich gestalten, dann verwandein ; Nur scheinbar steht's Momente still.
Das Ewige regt sich fort in allen : Denn ailes muss in Nichts zerfallen, Wenn es im Sein beharren will.
GœTHE, II, p. 287.