‹ Étude sur les poésies lyriques de GoetheChapitre 84 sur 224 · Herbstyefûhl (I, p · texte numérisé non relu

Herbstyefûhl (I, p

pour les offrira sa btôn-aimée. Dans le second, il con^ temple la pleine et brillante maturité des raisins réchauffés par le soleil couchant; il pleure en songeant qu'aucun automne ne doit mûrir les fruits de son amour.

Le détachetnent eut lieu sans rupture ; la séparation ne fut consommée que par le départ de Gœthe pour Weimar. Nous avons dit plus hautjquele souvenir de LiJi, et non celui de Frédérique, lui inspira, selon nous la poésie : Chant du soir du chasseur^. Ce qui nous le fait croire, ce sont divers Jtraits de ce lied dont le sens nous semble très précis, et qui se dégagent directement de la réalité : le titre d'abord et les détails de la première strophe qui se rapportent à la chasse; nous savons que c'était une des distractions préférées des premiers temps de Weimar :

(L Je me traîne dans les campagnes, silencieux et fa- » rouche, mon fusil tout armé, et ta chère image, ta > douce image flotte radieuse devant moi ^. »

L'alliance des mots c silencieux et farouche » marque la même nuance de sentiment que la phrase suivante d'une lettre à la comtesse de Stolberg : c Je ne suis pas tranquille, mais silencieux, ce qui s'appelle silencieux pour moi, et je crains le retour de l'orage qui se forme toujours dans les journées les plus calmes s. »

Les strophes suivantes de la poésie fournibsent à notre hypothèse des preuves nouvelles :

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