‹ Étude sur les polypes dermoïdes du pharynxChapitre 13 sur 26 · URI · texte numérisé non relu

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grande partie de la poche branchiale est recouverte par une membrane ectodermique : supposons qu'au niveau d'une de ces poches une portion du mésoderme qui forme l’arc branchial se développe d’une facon anormale et évolue revêtue de son enveloppe cutanée vers l’intérieur de la bouche comme le ferait une végétation ; ainsi se trouveront réalisées les conditions nécessaires pour qu'un véritable polype, continuant à augmenter pendant la vie intra-utérine, soit constitué tel que nous le voyons décrit dans nos observations.

Le revêtement ectodermique donnera naissance à la peau, avec ses poils, ses glandes sébacées et sudoripares ; le mésoderme branchial fournira les vaisseaux, les muscles, le cartilage, et même l'os constituant la portion centrale de la tumeur.

La présence de peau au niveau des régions entourant le pédicule, comme dans le cas d'Abraham, s’expliquerait facilement par la persistance de portions ectodermiques en ce point.

Quant à la cause déterminante de ce développement anormal, nous ne pouvons que penser, avec le P' Lannelongue, qu'il s’agit probablement ici « d’un trouble de nutrition survenu dès la période blastodermique, ayant prodait une simple végétation d’un arc branchial ».

Les autres cas que nous avons signalés, dans lesquels le polype s’insérait, soit à la voûte palatine {r), soit à Pos

maxillaire (2). nous paraissent susceptibles d’une inter-

2) Cas de Davis.

(1) Gas de Clérault, de Mauché, d’Illera.

Er 2 prétation pathogénique identique. Il s’agit là aussi d’une malformation due au développement de débris mésodermiques venus des arcs branchiaux ou de leurs bourgeons recouverts d’une couche épidermique, et ayant évolué vers la cavité buccale. Ces faits semblent donc venir absolument confirmer l'hypothèse que nous avan-

Cons.

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