‹ Étude sur les polypes dermoïdes du pharynxChapitre 4 sur 26 · SPORE · texte numérisé non relu

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sujet toutes les autres variétés de tumeurs dermoïdes kystes ou tératomes complexes que lon a signalées en ce point, ne voulant conserver dans cette étude un peu spéciale que les cas analogues au nôtre et susceptibles d'une seule et même explication pathogénique. D'autres productions identiques ont été décrites dans la cavité buccale ; nous rappellerons seulement les nôtres.

La première observation en date est celle de Ford (1); mais cette communication rapportée par Meckel (2) à propos d’un mémoire de ce dernier auteur sur les poils et les dents qui se développent accidentellement dans le COrpPS, est réduite à deux lignes : aucun examen histologique ne fut pratiqué. Elle n’a donc que peu de valeur au point de vue scientifique.

Goschler (3), en 1865, fut le premier qui publia sur ce sujet une observation détaillée, l'examen histologique vérifia l’aspect macroscopique et compléta ce cas si curieux. Après lui Lambl (4), en l’année 1870, en signale un nouvel exemple. Son travail est analysé par Arnold (5) à propos de recherches auxquelles cet auteur se livra concernant une tumeur identique qu'il avait opérée sur une fillette de treize ans.

Otto Reinhardt, sous le titre de : une Épignathie (6),

publia un autre €as analogue, mais où des malforma-

(1) Foro. Med. commune, vol. I, n° 37.

(2) MecxeL. Journal des connaissances médicales, 1819.

(3) Goscazer. Allgz. Wien. Med. Zig., 1865, X, 344.

(4) Lausz. Arch. f. Pathol. Anat., 1850, p. 516.

(5) Arvorn., Arch. f. Pathol. Anat., 1888, t. CXIT, v, 176.

(6) Orro Rrnuarpr. Arch. f. Gynœcol., 1878, bd. XI, s. 170.

* ee 9 — tions diverses de la face se montraient en même temps que la tumeur pharyngée.

Après lui, viennent: la communication de Barton (1), l'observation si détaillée d'Abraham donnant l'examen histologique du cas précédent, et en signalant un autre personnel (2), enfin celle de White (3) et celle de Schuchardt (4).

En 1886, M. le P' Lannelongue rapporte dans limportant travail qu'il publia avec Le D' Achard (5), quelques-unes de ces observations. Il les réunit dans un seul chapitre sous le titre de Productions dermoïdes situées dans la cavité buccale. Dans un autre travail, publié en 1891 avec le D'° Ménard (6), le même auteur revient sur ce sujet, ajoute quelques cas nouveaux, et complète ses descriptions précédentes. C’est à lui, en somme, que nous devons l'étude la plus complète qui ait paru sur le sujet qui nous occupe.

Depuis son ouvrage, nous n'avons pu réunir que trois cas nouveaux : celui de Richard Otto (7), celui de W. de Roaldes (8) et enfin celui qui nous est personnel.

Pussacq Larcebau {9), dans sa thèse; Broca, puis

(1) Barrox. Br. Med. Journ.. 1880, v. Il, p. 982.

(2) ABRAHAM. J. Phys. el Anat., 1881, p. 244.

(3) Wurre. Br. Med. Journ., 1881, p. 597.

(4) Scaucuarpr. Centrabl. f. Chirurg., n° 4r, 1884.

(5) LanxeLonGuE et Acnarp. Tr des kystes congénitaux, 1886.

(6) Lanxeconeue et MÉxarp. Affections congénitales (tête et cou), 1897. (7) Ricaarp Orro. Arch. f. Path. Anat., Berlin, 1889, CXV.

(8) W. pe Roarpes. N. Y. Med. Journ., p. 179, 18097.

(9) Pussace-LarceBau. Thèse, Bordeaux, 1895.

TRE LPS Morestin dans les Traités de Chirurgie classiques, ont signalé quelques-unes de ces observations dans leurs différents articles; mais sans en faire l’objet d’une étude spéciale.

Nous voyons donc que ces productions dermoïdes sont relativement rares ; leur nombre est même tellement limité qu'avant l'apparition du livre classique du P' Lannelongue, bien des auteurs terminent leur relation par la constatation qu'ils n’ont pu, dans la bibliographie, retrouver de cas antérieur au leur, et qu'ils croient leur observation unique. Nous serons heureux si, par cette étude d'ensemble, nous pouvons attirer l'attention sur ces tumeurs, et contribuer pour une faible part à leur explication pathogénique.

Après un court chapitre rappelant l'anatomie et lhistologie normale de la région qui nous intéresse, nous étudierons les quelques points particuliers que présentent l'étiologie, la symptomatologie et lanatomie pathologique de ces productions. Dans un chapitre plus développé nous insisterons sur l’évolution des arcs et des poches branehiaux, car la pathogénie de nos polypes ne peut, croyons-nous, se comprendre facilement, qu'après une étude un peu détaillée de ces formations embryonnaires. L'évolution, le diagnostic et le traitement seront complétés par les observations que nous avons pu réunir sur ce sujet.

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