‹ Étude sur les polypes dermoïdes du pharynxChapitre 7 sur 26 · APRES · texte numérisé non relu

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ep, épiderme: d, derme; fur. fibres musculaires striées: lymn, production lymphoide; art, artère.

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assez grand nombre de granulations noirâtres intra et extracellulaires ; il pense que l'abondance de ces granulations est en rapport avec l’abondance des particules de poussières qui traversent les voies respiratoires supérieures, el qui par suite viennent se déposer sur la surface extérieure de la tumeur.

Une. membrane basale nette sépare l'épiderme d’une portion assez épaisse qui constitue le derme.

Abraham décrit de petites papilles dues à de petites élevures dermiques ; nous en avons constaté dans notre observation. De nombreux poils traversent l’épiderme pour aboutir au derme; ils ne sont pas pigmentés et présentent autour de leurs follicules des glandes sébacées. Il est facile sur ces coupes de retrouver de petits museles érecteurs dirigés obliquement à travers la couche dermique pour venir s'attacher à la partie inférieure du bulbe. Abraham avait constaté environ deux glandes sébacées par poil, sur nos coupes il n’en existait qu'une par follicule.

Signalons enfin des glandes sudoripares, peu abondantes; mais par contre une vascularisation très intense de toute cette portion. Nous n’avons pu sur aucune de nos coupes reconnaitre d'éléments nerveux.

Au-dessous du derme, une couche plus ou moins abondante de tissu cellulaire làche sépare cette portion d’une portion centrale beaucoup plus épaisse; elle contient dans ses mailles de grosses vésicules graisseuses. À l'œil nu, elle est parfaitement visible et elle faisait hernie sous forme d'un bourrelet jaunâtre, dans la pièce

que nous avons eu l’occasion d'examiner. De grosses

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veines sillonnent cette couche, puis progressivement le tissu cellulaire se tasse et se transforme en tissu conjonctif dense. Ce dernier contribue à former la portion centrale de certains polypes dans quelques cas; dans d’autres, de nombreux faisceaux de fibres musculaires striées viennent s’interposer et contribuent à former le squelette de la tumeur, ils disparaissent généralement au niveau du pédicule. Dans notre cas, ces faisceaux étaient très nombreux, ils entouraient des vaisseaux aussi très abondants, et une grosse artériole avec une production lymphoïde latérale, occupait le centre de la tumeur. D’après une série de coupes sériées que nous avons pratiquées, il nous a semblé que cette dernière production était disposée en spirale autour de lartère centrale.

Mais dans plusieurs observations nous voyons que non seulement des fibres musculaires, mais encore du véritable cartilage, parfois même de l'os, occupent cette portion médiane. Ce cartilage peut être un obstacle à l’ablation de la tumeur quand il s’étend jusqu'au niveau du point d'insertion du pédicule, par la résistance qu’il oppose au fil de l’anse galvanique ou de l’écraseur.

La présence dans l'intérieur du polype de tissu musculaire strié, de cartilage, ou d’os, n’a rien qui doive nous surprendre; elle contribue à nous montrer la parenté de cette tumeur avec les arcs branchiaux qui se transforment eux-mêmes en ces différents tissus.

La région de la muqueuse qui entoure le point d'implantation du polype est généralement normale; dans

une observation cependant, celle d'Abraham, elle était

re 29 — modifiée. Un tégument véritable formait une série de plaques disposées autour de cette surface d'insertion, présentant à l'examen laryngoscopique l'aspect et la coloration du revêtement cutané du polype. Nous nous appuierons plus loin sur ce fait quand nous étudierons la pathogénie de ces productions, pour nous aider à com-

‘prendre le mécanisme de leur évolution.

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