‹ Étude sur les polypes dermoïdes du pharynxChapitre 8 sur 26 · PATHOGÉNIE · texte numérisé non relu

PATHOGÉNIE

La pathogénie de ces tumeurs dermoïdes ne peut se comprendre facilement qu’en étudiant la formation embryologique de la cavité buccale et du eou, ainsi que les malformations congénitales des fentes branchiales. L’embryologie nous laissera reconnaître aux dépens de quels arcs branchiaux se développent les principaux organes de cette région; l’étude des malformations congénitales des fentes branchiales nous permettra de projeter pour ainsi dire à l’intérieur de la cavité buccale et du pharynx les lignes de direction de ces fentes; ces données venant à se compléter, nous aurons ainsi en main tous les éléments pour rechercher comment et aux dépens de quel are branchial se sont produites ces tumeurs dermoïdes suivant le siège qu’elles occupent.

Nous rappéllerons done sommairement que chez un

embryon de la 4° semaine environ, on peut voir se dé-

(1) Pour toute la bibliographie de cette question, consulter l'important mémoire de Kosraxecxr et Mrercecki: Virchow. Archiv, t. GXX et CXXI.

TexpELoO. Thèse, Leide, 1894. Louxs. Rev. de Chirurgie, n° 12, 1890.

DA VND velopper sur les parties latérales du cou quatre saillies sous forme de bourrelet, se dirigeant en avant vers sa face ventrale.

Ces % bourrelets, dus à un épaississement du mésoderme, sont constitués par 3 couches: une externe ectodermique, une moyenne mésodermique bien dévelop: pée, une interne endodermique. Ils représentent ce que l’on a désigné sous le nom d’ares branchiaux. Entre eux existent des rainures décrites encore sous le nom de fentes branchiales. Sont-ce de véritables fentes, c’est: à-dire à ce niveau la portion ectodermique communiquet-elle directement avee le fond de la rainure endodermique, où mieux la surface tégumentairg communique t-elle ‘avec la cavité céphalo-entérique ?: Les opinions anciennes de Rathke, de Huschke, de Durasy, de Kôülliker, le laisseraient à penser. Mais les travaux récents de His, de Rabl, de Horn, de Piersol et même de Külliker, dans un mémoire plus récent, ont prouvé que la commu: nication n'existe pas, et qu'à l’état normal cette fente est obturée par une véritable membrane: simple voile tendu entre-les 2 ares branchiaux et dû à l'union intime par adossement réciproque des 2 feuillets : lun externe ectodermique, lPautre interne endodermique.

Cette opinion est aussi celle à laquelle se rallie Broca dans son article sur le développement de la face et du cou dans le Traité de chirurgie.

La dénomination de poches branchiales, internes ou externes, conviendrait done mieux pour désigner les fentes branchiales; elle ne donnerait lieu à aucune équi-

voque.

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