CONCLUSIONS
1° L'étude de l'alimentation des tuberculeux doit être basée avant tout sur la connaissance de la nutrition de ces malades. Les recherches entreprises jusqu'ici dans ce domaine montrent que le bilan nutritif de l’organisme tuberculeux est déficitaire en matières azotées et en éléments minéraux. Une augmentation générale des échanges gazeux détermine une grande déperdition calorique. Toutes ces pertes demandent à être compensées par l’alimentation.
2° L'alimentation déficiente favorise l’éclosion de la tuberculose au même titre que les autres conditions hygiéniques défectueuses, ainsi qu’il ressort de toutes les statistiques.
3° La suralimentation, basée sur la notion de consomption, de bilan nutritif déficitaire et d’augmentation des échanges, est actuellement le régime qui s’applique à la majorité des cas de tuberculose. Cette suralimentation demande cependant à être surveillée, contrôlée, afin d’être adaptée à chaque instant aux besoins de l’organisme.
AA
4° Les abus de la suralimentation sans discernement ont donné naissance à une série de théories alimentaires dans la tuberculose. En pratique, aucune de ces théories n’a donné ses preuves, mais elles ont attiré l'attention sur les points faibles de la diététique de la tuberculose.
5° Les vitamines D et C semblent, d’après les données expérimentales, jouer un rôle important dans la défense de l’organisme contre le processus tuberculeux.
6° Le problème des troubies digestifs d’origine tuberculeuse ou non complique singulièrement la diététique des tuberculeux. En dehors des lésions bacillaires du tube digestif, les troubles dyspeptiques banaux peuvent sérieusement compromettre le succès d’une cure. À chaque instant on doit tenter d'adapter le régime aussi bien aux besoins nutritifs des malades qu'aux susceptibilités de leur tube digestif.
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