‹ Etude sur les principes de l'alimentation des tuberculeuxChapitre 6 sur 16 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Malgré les grands progrès théoriques effectués par la science alimentaire depuis deux ou trois décades, les idées n’ont guère évolué concernant l’alimentation des tuberculeux. On connaît l’importance exceptionnelle du régime dans le traitement de la tuberculose aussi bien pulmonaire que dans les formes dites chirurgicales. Avec la cure climatique, le repos et les bonnes conditions hygiéniques, l'alimentation constitue certainement l’un des facteurs les mieux établis de la guérison du processus tuberculeux.

Or, lorsqu'on examine le problème de près, on s’aperçoit que les principes actuellement en vigueur ont une base purement empirique. On a préconisé la suralimentation dans la tuberculose, en particulier la suralimentation protéique, car cette maladie apparaissait avant tout comme une consomption, une sorte de fonte des réserves protéiques de l’organisme.

Nous savons maintenant que cette consomption, cette phtisie, n’est pas ce qu’il y a d’essentiel dans la tuberculose et qu’elle ne survient qu’à une période tardive, au moment où nos ressources thérapeutiques sont épuisées. Notre but, dans ce travail, c’est d’étudier les bases rationnelles d’une diététique de la tuber-

culose. Ces bases doivent être constituées en toute logique par la connaissance des conditions dans lesquelles se fait la nutrition des tuberculeux. Nous allons donc commencer par résumer les données actuelles sur ce problème (Chapitre I).

Une autre série de faits pouvant servir de base à une étude rationnelle de l’alimentation des tuberculeux est constituée par les facteurs alimentaires dans la genèse de la tuberculose. Nous allons donc envisager un certain nombre de données concernant les conditions diététiques dans lesquelles apparaît la tuberculose (Chapitre IT).

En nous basant sur ces données, nous allons rechercher si les régimes de suralimentation auxquels sont généralement soumis les tuberculeux se justifient ou non au point de vue scientifique (Chapitre IT.

Nous allons ensuite examiner les régimes particuliers qui ont été proposés et mis en pratique par divers auteurs (Chapitre IV).

Nous consacrerons un chapitre particulier aux rapports de la tuberculose avec les vitamines. C’est un point relativement peu étudié qui peut cependant avoir une importance pratique considérable (Chapitre V).

Un autre chapitre spécial est réservé aux cas très fréquents où des troubles digestifs d’origine tuberculeuse ou non compliquent le problème alimentaire de la tuberculose (Chapitre VD.

Dans un dernier chapitre enfin nous allons examiner rapidement la question de l’alcool et des aliments

d'épargne dans le régime des tuberculeux. Il s’agit

VRPEZ

de l'usage modéré de ces aliments et nous laissons de côté le problème tout à fait différent des relations de la tuberculose avec l’alcoolisme (Chapitre VID.

Nous ne prétendons pas, bien entendu, renouveler dans ce travail cette question si importante. Nous cherchons seulement à déterminer les principes scientifiques actuels de l’alimentation des tuberculeux.

Page 1