‹ Étude sur les privilèges d'exemption et de juridiction ecclésiastique des abbayes normandes: des origines jusqu'en 1140Chapitre 118 sur 342 · LE PAYS DES MAUGES AU X° SIÈCLE O · texte numérisé non relu

LE PAYS DES MAUGES AU X° SIÈCLE O

le champ libre au comte d'Anjou, Foulque le Bon, qui, épousant la veuve du défunt et prenant son jeune fils Drogon en sa garde, tentait d'établir son emprise sur le comté de Nantes. Il y fût peut-être parvenu lorsque Drogon eut disparu à son tour (958), sans les comtes de Rennes. Ceux-ci, vassaux et alliés des comtes de Blois, qui prenaient l'Anjou à revers, parvinrent, après plus de trente années de luttes, à éliminer l'influence angevine, en écarlant successivement, après Foulque le Bon, Geoffroi Grisegonelle (960-987) et Foulque Nerra (987-1040), qui, dès la fin du X° siècle, renonçait à toute prétention sur le comté de Nantes, les Mauges exceptées *?.

Dès lors, toute la politique de Foulque Nerra fut de conserver au moins le pays des Mauges, et sur ce point

il réussit. Vers 983, le comte de Nantes essayait encore d'y maintenir son pouvoir”, mais, dès son avènement,

en 987, Foulque « apparaissait comme le suzerain d’une partie de cette région » *; il ne lui manquait plus guère, pour en avoir la totalité, que les territoires dépendant

du monastère de Saint-Florent-le-Vieil **.

des pays d'Herbauge et de Tiffauges et, d’une façon plus générale, de tous les pays poitevins du sud de la Loire, aurait eu pour motif les incursions normandes qu'ils subissaient sans cesse (La Bor- DERIE, Histoire de Bretagne, t. II, pp. 408-409).

19. Chronique de Nantes, XXXVI-XXXVII, pp. 105-111; cf. Lor, Les derniers Carolingiens, p. 347; Hazpnen, Le Comté d'Anjou au X'ISStéCle po:

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