TERRITOIRE DE SAINT-FLORENT-LE-VIEIL
les deux rôles de comte et d’évêque ‘*, et ce régime dure sept ans ‘?.
C'est précisément pendant ces sept années que Guérech s’efforçait de maintenir sa suzerainelé sur le pays des Mauges “’, et il est permis de croire que c'était aussi bien comme évêque que comme comie qu'il s’y employait. Qui trouväit-il en face de lui? Un puissant seigneur, Renaud le Thuringien, vassal du comte d'Anjou. Ce personnage « possédait une bonne partie de cette région »; il élait père de l’évêque d'Angers, Renaud (973- 1005), qui, à sa mort, hérita d’une partie de ses biens dans les Mauges®’. La personnalité des adversaires en présence montre que l'enjeu de la lutte était la situation non seulement politique, mais ecclésiastique du pays.
Au milieu de toutes ces complications, la position du territoire de Saint-Florent-le-Vieil était des plus délicates. Jusqu'aux environs de 1030, il reste théoriquement ratlaché au diocèse de Nantes”, mais on ne voit pas bien comment l'évêque de Nantes pouvait y exercer une juridiction effective, au milieu d'un pays soumis à l’évêque d'Angers. Toutes les conditions n'étaient-elles pas réalisées pour l’usurpation des coutumes épiscopales ?
Celie usurpation se produisit donc probablement dès la fin du X° ou le début du XI° siècle, et, en tout cas, au plus lard vers 1030, ainsi que le montre le récit suivant Lorsque Foulque Nerra, devenu maître du territoire de Saint-Florent-le-Vieil vers 1026-1030, y eut entrepris la construction de forteresses, il rencontra des difficultés avec les moines, qu'il obligeait à participer aux travaux
38. Ibid., XLT, p. 118 : « … Qui (Guérech).. episcopatum et comilalum Namnelensem in suis manibus relinuil el gubernaot. »
39. 1bid., XLIT, p. 120 : « His aulem temporibus, ecclesia Namnelica & pastore vidua VIT annis remansil, et fuit semper in potestale el manibus Guerech derelicta. »
ho. Supra, p. 9x et n. 27.
hr. HALPHEN, Op. cit., p. 13, mn. 2.