Références et critique LAUGHLIN, op. cit., p. 160, n
48. Charte de Berthefrid, évêque d'Amiens, restituée par M. Le- VILLAIN (Examen... des charles... de l’abbaye de Corbie, thon P. 227, el étude critique, pp. 143-187, voir notamment p. 183).
49. Diplôme de Dagobert 17, 635 (Parpessus, 270) et charte de saint Faron, 636 (PARDESSUS, 275). Sur ces textes, supra, p. 6, n. 23.
50. Le privilège de saint Faron pour Faremoutiers (PARDESSUS, 226), abbaye fondée vers 627 par sainte Fare, sœur de Faron (Gou- GAUD, Les Chrélientés celtiques, p. 146), est un faux (LEVILLAIN, Examen... des chartes. de l'abbaye de Corbie, p:x61, n° 2)-Moutefois il est fort possible que cet apocryphe, fabriqué probablemerit vers 1138-1139 (infra, p. 218), ait remplacé une autre charte authentique de saint Faron, qui était très favorable aux influences irlandaises (Goucaup, op. cit., p. 146). Il n’est même pas impossible que Jouarre, fondée vers 630 également par sainte Fare, ait été dotée du même privilège (nous n'avons pas de charte épiscopale, mais on sait « que nous sommes loin de posséder toutes les premières chartes », LAUGHLN, Le très ancien droit monastique.…., p.163, n. 6) : les circonstances de la fondation même de Jouarre seraient un argument en faveur de cette idée.
dr. Si même Jouarre ne fait pas partie de la première liste, ce qui n'est pas absolument certain (cf. note précédente, in fine). Il faut également ajouter Saint-Valery-sur-Somme, qui avait juri. diction sur les paroisses voisines de Saint-Nicolas et de Saint-Valery (G.CR., X, 1232-1233).
52. Saint-Germain-des-Prés a juridiction sur le bourg (FRANÇOISE Jrax-Lenoux, Le bourg Saint-Germain-des-Prés, des origines au XV® siècle, École nationale des charles, Positions des thèses … 1934, p. 87; Mlle Lehoux à bien voulu nous permettre de lire sa thèse manuscrite, où elle étudie la question pp. 72-80; qu'elle veuille trouver ici l'expression de nos remerciements). Les plus anciennes bulles confirmatives sont de 1199 et 1156 (Pouparnn, Recueil des acles de Saint-Germain-des-Prés, n° CXXI, p. 180, et CLXITI, p. 234). Le bourg, limité par la Seine, l'enceinte de Paris, le chemin d'Issy (rue de Vaugirard), la rue neuve Saint-Père et le chemin de Cassel (FRANGÇoISE LEnoUx, positions citées, p. 91), conslituail une paroisse, celle de Saint-Sulpice (acte de janvier 12x17, POUPARDIN, Op. cil., CCCLXXXIX, t. IT, p. 175-177; pouillé de 1525 dans LONGNON, Pouillés de la province de Sens, p. 453). Sur cette juridiction, voir aussi Dom BouirraART, Histoire de l’abbaye royale de Saint-Germain-des-Prez.…, 1724, pp. 262-264 et 201-292.
93. Supra, pp. 120 sq. Pour l’époque postérieure, voir listes des paroisses dans LONGNON, op. cil., p. {oo (compte de 1352), et p.454 (pouillé de 1525 environ). Voir aussi.un pouillé de 1411 dans Dom FÉLIBIEN, 0p. cil., PP: GCXIX-CCxx.
Corbie, “*, Rebais ®, Faremoutiers °° et Jouarre’’ ont eu en effet une juridiction, et le territoire sur lequel elles l’exerçaient avait ce caractère commun entre elles, Corbie excepté‘, d’être limité, parfois au bourg voisin *”, en loul cas aux environs de l’abbaye‘. On ne rencontre point ici de ces vastes circonscriptions du genre de celles de Fécamp, de Montivilliers ou de Saint-Florent-le-Vieil.
Est-ce à dire que ces abbayes tiraient directement leur juridiction de l’immunité acquise au VII siècle ? Certainement non, et la preuve en est : 1° que les chartes du VII siècle n'ont jamais conféré aucun droit qui ressemblàt de près ou de loin à la juridiction; »° qu’elles ne suffisaient pas, aux XI° et XIT° siècles, à étayer le nouveau privilège, et qu'on dut, soit les interpoler, comme à Saint-Denis ®', soit fabriquer d’autres faux ®. Mais, en écartant l’évêque, l’immunité favorisait l’usurpation des coutumes épiscopales, qui demeure l’origine véritable de ces juridictions.
54. Le plus ancien acte citant la juridiction de l’abbé de Corbie est de 1155 (infra, p. 203, n. 90). Voir aussi LonNGnow, Pouillés de la province de Reims, p. 394 (compte de 1362).
55. L'abbé de Rebais exerçait juridiction sur les deux paroisses Saint-Jean et Saint-Nicolas de Rebais et les trois paroisses voisines de Saint-Denis, Saint-Léger et La Trétoire. Les textes les plus anciens sont des environs de 1125 (infr@, p. 217).
56. L'abbesse de Faremouliers exerçait juridiction sur la paroisse de Faremoutiers. Le plus ancien texte est de 1138 environ (infra, p. 218).
57. L'abbesse de Jouarre avait juridiction sur la paroisse de Jouarre. Le plus ancien texte est de 1128 (infra, p. 217, n. 134).
58. Outre la ville de Corbie, qui formait l'essentiel du territoire de la juridiction de l’abbaye, celui-ci comprenait les paroisses de Bus, Naours et Fhennes (compte de 1362, Lonenon, Pouillés de la province de Reims, p. 594), auxquelles la table du Cartulaire noir {XVIIIe s.) ajoute celles de Thiennes et Heusse (Bibl. Nat., ms. fnM20250 1ATONSE
59. C'est le cas de Saint-Denis, Saint-Germain-des-Prés, Faremoutiers, Jouarre (notes précédentes).