‹ Étude sur les privilèges d'exemption et de juridiction ecclésiastique des abbayes normandes: des origines jusqu'en 1140Chapitre 205 sur 342 · Victoria history, Sussex, t. II, p · texte numérisé non relu

Victoria history, Sussex, t. II, p

147. Davis, Regestla, 62. Sur ce texte et sa valeur, infra, App. IX, Dre

148. Cette étude a été faite par Dom Knowres (art. cité, Dwonside Review, L, 1932, pp. 218-222) qui a aussi consulté M. STENTON dont il donne les conclusions en appendice (ibid., pp. 431-436). Ces travaux très sûrs atténuent les critiques trop systématiques

écartées ‘**, en déduire ceci : Guillaume a accordé à l’abbaye, sur le territoire d’une lieue alentour, la franchise des coutumes épiscopales, doublée de celle des coutumes ducales, sans qu'on soit très exactement fixé sur la formule exacte qu'il a employée. Il donnait, somme toute, à Battle, ainsi que Dom Knowles l’a déjà remarqué, un privilège presque, sinon tout à fait, identique à celui de Bury-Saint-Edmunds °°. Il est d'ailleurs à noter que, rompant avec les méthodes qu'il appliquait en Normandie, il accorde ce privilège lui-même, et par charte royale : sans doute faut-il en attribuer la cause à la personnalité de l’évêque Stigand de Chichester, peu bienveillant à l’endroit de Battle".

Dans l’État anglo-normand, Guillaume et Lanfranc favorisaient les privilèges monastiques. Ils leur donnaient un caractère plus conforme à l’esprit de la réforme dont ils s'étaient faits les propagateurs. De la papauté, ils acceptaient les tendances, mais redoutaient l'ingérence ; observant ses directives générales, ils la tinrent finalement à l'écart, et c’est seulement à l’époque suivante que nous la verrons mêlée, avec Urbain IT, aux privilèges monastiques normands.

de Davis (Regesla), qui avait taxé en bloc tous les documents de faux. Cf. Appendice IX, p. 272.

149. Cf. Appendice IX, p. 272, où l'on trouvera l'étude critique des textes.

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